Histoire de l'Église de Genève

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1862
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Page 234 - Conscience ! conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d'un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l'homme semblable à Dieu ! c'est toi qui fais l'excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans toi je ne sens rien en moi qui m'élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m'égarer d'erreurs en erreurs à l'aide d'un entendement sans règle et d'une raison sans principe.
Page 235 - Être des êtres, je suis parce que tu es; c'est m'élever à ma source que de te méditer sans cesse. Le plus digne usage de ma raison est de s'anéantir devant toi : c'est mon ravissement d'esprit, c'est le charme de ma faiblesse, de me sentir accablé de ta grandeur.
Page 234 - Ame abjecte', c'est ta triste philosophie qui te rend semblable à elles ! ou plutôt tu veux en vain t'avilir; ton génie dépose contre tes principes , ton cœur bienfaisant dément ta doctrine , et l'abus même de tes facultés prouve leur excellence en dépit de toi.
Page 234 - Quoi! je puis observer, connaître les êtres et leurs rapports; je puis sentir ce que c'est qu'ordre, beauté, vertu; je puis contempler l'univers, m'élever à la main qui le gouverne; je puis aimer le bien, le faire; et je me comparerais aux bêtes!
Page 259 - ... pleins de justesse et de profondeur. Rien ne l'embarrassait; les questions les plus captieuses avaient à l'instant des solutions dictées par la sagesse ; il ne fallait que l'entendre une fois pour être persuadé : on sentait que le langage de la vérité ne lui coûtait rien, parce qu'il en avait la source en lui-même.
Page 192 - Mon cher monsieur, ce que vous écrivez sur la religion est fort raisonnable. Je déteste l'intolérance et le fanatisme; je respecte vos lois religieuses ; j'aime et je respecte votre république. Je suis trop vieux, trop malade, et un peu trop sévère pour les jeunes gens. Vous me ferez plaisir de communiquer à vos amis les sentiments qui m'attachent tendrement à vous'.
Page 229 - Ce fanfaron d'impiété , ce beau génie et cette âme basse , cet homme si grand par ses talents et si vil par leur usage , nous laissera de longs et cruels souvenirs de son séjour parmi nous. La ruine des mœurs , la perte de la liberté , qui en est la suite inévitable , seront chez nos neveux les monuments de sa gloire et de sa reconnoissance.
Page 258 - L'homme populaire et ferme, en prêchant une morale divine, entraînait tout : tout annonçait une révolution, il n'avait qu'à dire un mot et ses ennemis n'étaient plus. — Mais celui qui venait détruire la sanguinaire intolérance n'avait garde de l'imiter; il n'employa que les voies qui convenaient aux choses qu'il avait à dire et aux fonctions dont il...
Page 397 - L'empire de la loi finit où commence l'empire indéfini de la conscience ; la loi ni le prince ne peuvent rien contre cette liberté. Tels sont mes principes et ceux de...
Page 223 - Warens, jeune homme qui a déserté son pays; il me paraît d'un heureux caractère, il a passé un jour chez moi, et c'est encore Dieu qui l'appelle à Annecy. Tâchez de l'encourager à embrasser le catholicisme. C'est un triomphe quand on peut faire <les conversions.

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