Lettres de Napoléon a Joséphine pendant la première campagne d'Italie, le consulat et l'empire: et lettres de Joséphine à Napoleon et à sa fille

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Page 209 - TOUTES les apparences de l'espèce d'interrogatoire qu'on a fait subir aujourd'hui à un assez grand nombre de détenus, sont que je suis la victime des scélérates calomnies de plusieurs aristocrates, soi-disant patriotes de cette maison. La présomption que cette infernale machination me suivra jusqu'au tribunal...
Page 215 - ... mais moi , je me déclare le plus esclave des hommes : mon maître n'a pas d'entrailles, et ce maître c'est la nature des choses.
Page 196 - Elle brûla la lettre, et me parut bien heureuse. Son mari est depuis fort tranquille : deux heures plus tard, il était perdu. Tu vois donc que j'aime les femmes bonnes, naïves et douces; mais c'est que celles-là seules te ressemblent.
Page 77 - C'est bien méchant, bien mauvais, bien traître à vous. Que vous reste-t-il pour me rendre bien à plaindre? Ne plus m'aimer? Eh! c'est déjà fait. Me haïr? Eh bien, je le souhaite. Tout avilit, hors la haine. Mais l'indifférence au pouls de marbre, à l'œil fixe, à la démarche monotone!... Mille, mille baisers bien tendres, comme mon cœur.
Page 47 - Quand, libre de toute inquiétude, de toute affaire, pourrai-je passer tous mes instants près de toi, n'avoir qu'à t'aimer, et ne penser qu'au bonheur de te le dire et de te le prouver? Je t'enverrai ton cheval; mais j'espère que tu pourras bientôt me rejoindre. Je croyais t'aimer il ya quelques jours; mais, depuis que je t'ai vue , je sens que je t'aime mille fois plus encore.
Page 183 - J'ai remporté hier une grande victoire. Ils étaient cent cinquante mille hommes; j'ai fait vingt mille prisonniers, pris cent pièces de canon, et des drapeaux. J'étais en présence et près du roi de Prusse; j'ai manqué de le prendre, ainsi que la reine.
Page 242 - JE crains que tu n'aies bien du chagrin de notre séparation qui doit encore se prolonger de quelques semaines, et de ton retour à Paris. J'exige que tu aies plus de force. L'on me dit que tu pleures toujours : fi! que cela est laid. Ta lettre du 7 janvier me fait de la peine. Sois digne de moi, et prends plus de caractère. Fais à Paris la représentation convenable, et surtout sois contente. Je me porte...
Page 109 - Je reçois ta lettre, mon amie. Savary me dit que tu pleures toujours : cela n'est pas bien. J'espère que tu auras pu te promener aujourd'hui. Je t'ai envoyé de ma chasse. Je viendrai te voir lorsque tu me diras que tu es raisonnable et que ton courage prend le dessus. Demain, toute la journée, j'ai les ministres.
Page 170 - GRANDE impératrice , pas une lettre de vous depuis votre départ de Strasbourg. Vous avez passé à Bade, à Stuttgard, à Munich, sans nous écrire un mot. Ce n'est pas bien aimable ni bien tendre! Je suis toujours à Brunn. Les Russes sont partis ; j'ai une trêve. Dans peu de jours je verrai ce que je deviendrai. Daignez du haut de vos grandeurs vous occuper un peu de vos esclaves.
Page 85 - J'ARRIVE à Milan, je me précipite dans ton appartement, j'ai tout quitté pour te voir, te presser dans mes bras; tu n'y étais pas : tu cours les villes avec des fêtes; tu t'éloignes de moi lorsque j'arrive, tu ne te soucies plus de ton cher Napoléon. Un caprice te l'a fait aimer, l'inconstance te le rend indifférent.

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