Chefs-d'œuvres dramatiques [de voltaire.], Volume 3

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chez Mme. Veuve Dabo, 1823
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Popular passages

Page 124 - Qu'à l'univers surpris cette grande action Soit un objet d'horreur ou d'admiration ; Mon esprit , peu jaloux de vivre en la mémoire , Ne considère point le reproche ou la gloire : Toujours indépendant , et toujours citoyen , Mon devoir me suffit, tout le reste n'est rien.
Page 45 - Un vain désir de gloire a séduit mes esprits. On me parlait souvent des troubles de Messène, Des malheurs dont le ciel avait frappé la reine , Sur-tout de ses vertus, dignes d'un autre prix : Je me sentais ému par ces tristes récits. De...
Page 127 - Rome demande un maître ; Un jour à tes dépens tu l'apprendras peut-être. Tu vois nos citoyens plus puissants que des rois : Nos mœurs changent, Brutus ; il faut changer nos lois. La liberté n'est plus que le droit de se nuire : Rome, qui détruit tout, semble enfin se détruire. Ce colosse effrayant, dont le monde est foulé, En pressant l'univers, est lui-même ébranlé.
Page 89 - S'avançant tristement, tremblante entre mes bras , Au lieu de l'hyménée invoquait le trépas ; Le peuple observait tout dans un profond silence. Dans l'enceinte sacrée en ce moment s'avance Un jeune homme, un héros, semblable aux immortels...
Page 254 - Ah ! ne souhaitez pas le destin de Pyrrhus, Je vous haïrais trop. ORESTE Vous m'en aimeriez plus. Ah ! que vous me verriez d'un regard bien contraire ! Vous me voulez aimer, et je ne puis vous plaire ; Et, l'amour seul alors se faisant obéir, Vous m'aimeriez, Madame, en me voulant haïr.
Page 98 - J'ai servi, commandé, vaincu quarante années; Du monde entre mes mains j'ai vu les destinées ; Et j'ai toujours connu qu'en chaque événement Le destin des états dépendait d'un moment.
Page 253 - II est des nœuds secrets, il est des sympathies, Dont par le doux rapport les ames assorties S'attachent l'une à l'autre, et se laissent piquer Par ce je ne sais quoi qu'on ne peut expliquer.
Page 46 - J'ai de mes jeunes ans dérobé les secours : C'est ma première faute; elle a troublé mes jours-* • Le Ciel m'en a puni ; le Ciel inexorable M'a conduit dans le piège et m'a rendu coupable. MÉROPE. Il ne l'est point; j'en crois son ingénuité : Le mensonge n'a point cette simplicité.
Page 250 - Cet académicien judicieux blâme surtout les intrigues romanesques et forcées dans ce genre de comédie, où l'on veut attendrir les spectateurs, et qu'on appelle, par dérision, comédie larmoyante. Mais dans quel genre les intrigues romanesques et forcées peuvent-elles être admises? Ne sont-elles pas toujours un vice essentiel dans quelque ouvrage que ce puisse être?
Page 153 - Hippolyte aime, et je n'en puis douter. Ce farouche Ennemi qu'on ne pouvait dompter, Qu'offensait le respect, qu'importunait la plainte, Ce Tigre, que jamais je n'abordai sans crainte, Soumis, apprivoisé, reconnaît un Vainqueur. Aricie a trouvé le chemin de son cœur.

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