Oeuvres complètes de Rivarol: précédées d'une notice sur sa vie... : Le petit almanach de nos grands hommes pour l'année 1788, suivi d'un grand nombre de pièces inédites, Volume 2

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Page 275 - Philistin, par d'éternels ravages, Comme au temps de vos rois désoler ses rivages ; Le Syrien me traite et de reine et de sœur...
Page 276 - C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit ; Ma mère Jézabel devant moi s'est montrée, Comme au jour de sa mort pompeusement parée ; Ses malheurs n'avaient point abattu sa fierté ; Même elle avait encor cet éclat emprunté Dont elle eut soin de peindre et d'orner son visage, Pour réparer des ans l'irréparable outrage* : " Tremble," m'at-elle dit, " fille digne de moi ; Le cruel Dieu des Juifs l'emporte aussi sur toi. Je te plains de tomber dans ses mains redoutables, Ma fille.
Page 49 - C'est de là que résulte cette admirable clarté, base éternelle de notre langue : ce qui n'est pas clair n'est pas français ; ce qui n'est pas clair est encore anglais, italien, grec ou latin.
Page 276 - Je jouissais en paix du fruit de ma sagesse ; Mais un trouble importun vient, depuis quelques jours, De mes prospérités interrompre le cours. Un songe (me devrais-je inquiéter d'un songe!) Entretient dans mon cœur un chagrin qui le ronge : Je l'évite partout, partout il me poursuit.
Page 48 - Ce qui distingue notre langue des langues anciennes et modernes, c'est l'ordre et la construction de la phrase. Cet ordre doit toujours être direct et nécessairement clair. Le Français nomme d'abord le sujet du discours, ensuite le verbe qui est l'action, et enfin l'objet de cette action : voilà la logique naturelle à tous les hommes; voilà ce qui constitue le 1.
Page 275 - Ni vous rendre raison du sang que j'ai versé : Ce que j'ai fait, Abner, j'ai cru le devoir faire. Je ne prends point pour juge un peuple téméraire : Quoi que son insolence ait osé publier, Le ciel même a pris soin de me justifier.
Page 28 - C'est ainsi que les mots qui ont de nombreux dérivés et qui tiennent à beaucoup d'autres , sont les premiers mots d'une langue et ne vieilliront jamais ; tandis que ceux, qui sont isolés , ou sans harmonie , tombent comme des hommes sans recommandation et sans appui. Pour achever le parallèle , on peut dire que les tins et les autres ne valent qu'autant qu'ils sont à leur place.
Page 66 - Ce que la morale avait jusqu'ici enseigné aux hommes, il le commanda, et son impérieuse éloquence fut écoutée. Raynal donnait enfin aux deux mondes le livre où sont pesés les crimes de l'un et les malheurs de l'autre. C'est là que les puissances de l'Europe sont appelées tour à tour au tribunal de l'humanité, pour y frémir des barbaries exercées en Amérique; au tribunal de la philosophie, pour y rougir des préjugés qu'elles laissent encore aux nations; au tribunal de la politique,...

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