Des libertés de la Bourgogne d'après les jetons de # états

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Imprimeries de Dejussieu et L. Villedey, 1851 - Tokens - 304 pages
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Popular passages

Page 150 - II falloit, disait-il le même jour à M. de La Vrillère, » que les intentions du roy fussent expliquées par une » personne chérie, comme M. le Prince, pour obliger les » Etats à faire de si prodigieux efforts; car, enfin, la » misère n'a jamais esté au point où elle est , et jamais » le don n'a monté si haut. » Le jeton des Etats reproduit cette situation : l'amour qu'on avait pour le prince de Condé et le sacrifice de la province. Cette femme à moitié nue, tenant un cœur dans...
Page 20 - Duc que nous lui sommes très humbles et très obéissants serviteurs ; mais que pour ce que vous nous proposez de sa part , il ne se fit jamais , il ne se peut faire, et il ne se fera pas.
Page 109 - Nos rois et nos ducs, est-il dit, ont honoré la province » de beaux droits ; nos assemblées ont formé des décrets » utiles au public, qui ne sont pas observés, parce qu'ils » sont inconnus, et qui peuvent se perdre par la suite » des temps. Afin donc que tous soient instruits des » privilèges et immunités de la province, des droits sous » lesquels elle doit vivre et qu'elle doit conserver, il a » été délibéré qu'une commission en formeroit le re» cueil, pour le transmettre à...
Page 267 - Rabyot, escuyer, conseiller-secrétaire du roi, maison et couronne de France, en la chancellerie près le Parlement de Metz, Vierg de la ville d'Autun.
Page 21 - ... avaient été sacrifiées à Madrid ; mais au défaut du droit écrit , n'est-il pas aussi dans la nature des peuples de ne se laisser vendre ou appréhender par qui que ce soit , pas plus par une nation que par une ville ou par un homme. En 1660 , l'Evêque d'Autun , président de nos Etats, disait dans ses remontrances : « Je suis l'ambassadeurné des pauvres auprès des rois. J'ai ordre spécial de la province de Bourgogne de vous représenter que vous avez violé ses libertés. » S'agissait-il...
Page 18 - Il fut convenu, entre la province et lui, que les Bourguignons demeureraient fidèles au roi, à la condition que de son côté il respecterait leurs franchises. Ils acceptaient l'unité politique, mais ils ne voulaient pas être traités comme des mineurs sans intelligence. Louis XI dut donc se résigner; il jura de respecter les libertés bourguignonnes, et depuis lors, tous les rois ses successeurs, y compris Louis XVI, les ont solennellement confirmées. Ce qui en restait a disparu, pendant la...
Page 197 - Leire la, leire lan leire.... ' Enfin, en 1703, après avoir voté près d'un million sans consulter l'épuisement de la province et dans l'espérance d'avoir enfin une paix ferme et solide, nous nous en prenions malignement au bon Dieu de la voir toujours nous échapper : Porquei diantre ansin rélemai Le feu dessus lai tarre? Vou baillé no, beà sire Dei, Lai poi tan demandée, Vou dan no côfre ai plein...
Page 21 - Nos députés protestèrent encore, disant au roi : Votre serment est nul sans nous. Si vous persistez à laisser des sujets fidèles , si vos Etats généraux nous rejettent , il ne vous appartient plus de disposer de nous. Nous adopterons telle forme de...
Page 56 - Etats sous le point rte vue historique. Les deux chapitres qui précèdent étaient indispensables. Avant de tracer avec les jetons de Bourgogne l'histoire de ses Etats, il fallait faire connaître la nature des uns et des autres , elle rapport qu'ils avaient entre eux. On ne connaît pas de jetons d'Etats avant 1575; mais depuis cette époque jusqu'en 1789, la série est à peu près complète. Nous la diviserons en trois parties : la première renfermera les années comprises entre 1575 et 1630...
Page 179 - paru qu'il n'y avoit pas un seul de tous ceux qui com» posent les Etats, qui ne donnât non-seulement son » bien, mais sa vie même pour contribuer à la gloire et » à la satisfaction de Sa Majesté.

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