Précis de l'histoire de Flandre, d'Artois et de Picardie

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L. Hachette, 1834 - 166 pages
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Page 112 - Flamands de leurs bons services , et leur donua son frère le duc de Brabant pour les commander jusque chez eux '. Ceux de Bruges et des villes environnantes, en passant devant Lille, exigèrent, pour continuer leur route, qu'on leur remît la grande peau de veau ; ils nommaient ainsi une énorme feuille de vélin où était inscrit le consentement à la gabelle du blé, avec les sceaux de cinquante villes ou bourgs.
Page 122 - Rupelmonde , ayant fait barrer les canaux, ordonna de nouveau la gabelle du sel, et y ajouta une taxe sur le blé et la mouture. Les Gantois persistèrent dans leur refus. Alors il retira tous pouvoirs aux magistrats institués en son nom , fit cesser les fonctions des échevins et des baillis, et publia dans toute la Flandre l'ordre de n'obéir en rien aux gens de Gand.
Page 125 - ... de dix lieues à la ronde s'étaient assemblés ; la foule était immense. L'inquisiteur commença par faire un long discours pour expliquer ce qu'était la vauderie. Lorsqu'on voulait s'y rendre , disait-il , on frottait un bâton avec un onguent composé avec les cendres d'un crapaud à qui l'on avait fait manger une hostie consacrée, et avec de la poussière d'os humains détrempée dans le sang d'un petit enfant. Puis l'on montait à califourchon sur ce bâton, et l'on était aussitôt transporté...
Page 116 - L'une était un lion de pierre, et versait sans cesse du vin du Rhin ; l'autre un cerf, d'où coulait du vin de Beaune ; la troisième était une licorne qui , aux heures des repas, faisait jaillir de l'eau de rose pour se laver les mains, puis tour à tour du vin de Malvoisie, du vin de la Romanée, du vin muscat et de l'hypocras.
Page 110 - Flandre et leur fit expliquer par un de ses conseillers les motifs qui l'avaient porté à faire mourir le duc d'Orléans. Il paraît que son apologie fut goûtée ; car les états de Flandre lui répondirent qu'ils l'aideraient volontiers contre qui que ce fut, hormis pourtant le roi de France. Il revint ensuite à Paris, dont toute la population était pour lui et...
Page 133 - Les deux principaux conseillers de la duchesse, le sire d'Imbercourt et le chancelier Hugonet, convaincus de le négocier secrètement, furent victimes de la rage populaire et livrés au bourreau en présence et malgré les supplications de Marie. Pendant ce temps, le roi faisait des progrès.
Page 120 - disaient-ils, « vont savoir que roes« seigneurs de Gand viennent les assiéger avec « toute leur puissance, ils ne nous attendront « pas, et s'enfuiront en Angleterre.
Page 116 - L'ordre devait se composer de trente-un chevaliers, gentilshommes de nom et d'armes et sans reproche. Leur chef suprême devait être le duc Philippe, sa vie durant, et après lui ses successeurs ducs de Bourgogne. Les chevaliers devaient quitter tout autre ordre, hormis les souverains, qui pouvaient garder l'ordre dont ils étaient chefs. Le collier qui portait la toison d'or était donné par le...
Page 83 - Mais le principal dépôt des marchandises d'Italie fut à Bruges. La navigation était alors si imparfaite qu'un voyage de la mer Baltique dans la Méditerranée ne pouvait se faire dans un seul été. C'est pour cela qu'on jugea nécessaire d'établir un magasin ou entrepôt à moitié chemin, entre les villes commerçantes du Nord et celles d'Italie. Bruges fut regardée comme la place la plus commode. Ce choix fit entrer de grandes richesses dans les Pays-Bas : Bruges était tout à la fois le...
Page 126 - Arras était si grand , que, dans beaucoup de villes, on ne voulait plus loger les marchands artésiens, ni faire négoce avec eux. Les gens doctes et sages ne pensaient pas ainsi , et se doutaient qu'il y avait là-dessous quelque iniquité. On voulut commencer des poursuites contre les vaudois aux diocèses de Tournai et d'Amiens.

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