Voyage aux îles Gambier (archipel de Mangarèva)

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V. Masson et fils, 1872 - Gambier Islands (French Polynesia) - 152 pages
 

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Page 24 - Cette trombe faisait tourbillonner les flots et remuait tellement le fond de l'Océan dans certains endroits , que le sable s'y amoncela et forma ainsi des îles contenant des lacs intérieurs. Ailleurs, les récifs sont disposés en fer-à-cheval ou en cercles , dont les parties constituantes surgissent parfois les unes à la suite des autres : C'est cette disposition qui a fait donner le nom A'Ile-de-la-Chaîne à l'île Anaa.
Page 84 - H ya dans la barque plusieurs cordes liées à des pierres, dent les plongeurs se servent pour descendre plus rapidement au fond de l'eau. Quand l'un d'eux s'apprête à plonger, il prend dans les doigts du pied droit une corde à pierre, et à l'autre pied est attaché un filet en forme de sac ; il tient une seconde corde de la main droite, se bouche les narines avec la main gauche, et arrive rapidement au fond. Là il remplit son filet avec une grande adresse, car il ne peut employer à ce travail...
Page 115 - ... reverraient très-prochainement à Papeïti, car il ne pensait pas que la Sarah-Ann fût en retard de plus de huit jours sur la Sarcelle qui, comme elle, devait bientôt faire route pour Taïti. » Depuis cette époque (Avril 1856), jusqu'au mois de Juin 1857, l'on n'entendit plus parler de la goélette et tout le monde pensait qu'elle avait dû sombrer dans un ouragan. » Le 1" Juin 1857, la goélette du protectorat Julia, appartenant à la maison Hort frères, de Papeïti, jeta l'ancre à Taïti.
Page 137 - Je les rencontrais sans pouvoir jamais les toucher. Nous ' nous comprenions sans nous parler ; nous nous croisions » de mille manières sans jamais nous heurter. J'étais heu» reuse et je me réjouissais de n'être plus de ce monde. » Lorsque je concevais le désir de venir à Taïti, d'aller » à Huahine ou à Raiatea, je m'y trouvais aussitôt, et j'y • voyais les personnes qui m'étaient chères. • Mais dans ce séjour se trouvait un puissant Génie. • Ayant ordonné à mon âme de rentrer...
Page 39 - J'imaginai donc , pour échapper à ces flibustiers, de doter les îles Gambier d'un pavillon national , idée que le roi déclara de son goût et qu'il s'empressa d'adopter. » Dumont-Durville trouva ce pavillon en 1838 , lorsqu'il vint à Mangarèva. Il était blanc , coupé horizontalement par le milieu d'une bande bleu-ciel. Une étoile blanche représentait Crescent au centre de la bande ; une étoile bleue figurait, à chaque angle du fond blanc , les îles Mangarèva, Taravaï, Aokena et Akamaru....
Page 33 - L'Ile Mangarèva , la plus importante du groupe, n'a pas plus de quatre milles de longueur et un m'ille de largeur. Sur sa partie moyenne, d'un mille et demi environ, s'élève le Mont-Duff, point le plus culminant de l'Archipel. Mangarèva ressemble , par sa forme, à celle de l'huître-marteau, mollusque de la famille des MALLÉACÉS , genre maliens.
Page 34 - Ainsi que je l'ai dit en parlant des lies basses, le dieu Mawi était à pêcher dans la mer. Manquant d'appât pour mettre à sa ligne, il en demanda à ses compagnons et n'éprouva que des refus. Il coupa alors une de ses oreilles et la plaça à l'extrémité de son hameçon. A peine eût-il jeté sa ligne à l'eau, qu'il sentit un poids énorme qui s'y accrochait. L'ayant retirée à lui, il fit sortir de l'Océan une grande quantité de terres , que tous ceux qui l'entouraient se mirent à se...
Page 45 - acceptons, sauf la ratification du roi et de son gouver» nement, le protectorat des îles Mangarèva, qui nous est » offert, et que nous nous empressons de transmettre cet » acte à M. le contre- amiral Dupetit-Thouars, commandant » en chef la station navale de France dans l'Océan paci» fique, à l'effet de le faire parvenir dans le plus bref délai
Page 96 - Elles exécutent des travaux dont nous sommes tout étonnés. J'ai menacé un de ces jours le père fondateur, comme nous l'appelons en plaisantant, de l'interdire lui et son couvent , s'il ne modérait l'ardeur et l'activité de leur zèle. Elles s'appellent du nom de sœurs, et ne font rien sans demander la permission à celle qu'elles ont choisie pour supérieure : celle-ci mérite assurément de diriger les autres, par sa piété et sa douceur angélique.
Page 111 - Taïtiennes mangent aussi comme friandise, les petites amandes douces qu'ils contiennent, alors que dans certaines îles (aux Paumotu), il est des peuplades qui sont obligées d'en faire leur principale nourriture, leur sol complètement coralligène se trouvant privé de toute autre végétation : la population anthropophage de l'île Blight est dans ce cas. L'anthropophagie n'a jamais existé à Taïti, et les naturels y témoignent pour ceux qui la pratiquent une horreur des plus vives. Aussi,...

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