Fables choisies, tr. en vers latins avec le texte en regard, suivies de diverses poésies latines par A. Jauffret, Volume 2

Front Cover
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 230 - Peins-nous en vers légers l'amant léger de Flore; Qu'un doux ruisseau murmure en vers plus doux encore. Entend-on de la mer les ondes bouillonner-. Le vers, comme un torrent, en roulant doit tonner.
Page 222 - De lire et de rêver, tranquille en son réduit, Près du feu rayonnant qui brûle à petit bruit! Le soir, quand le silence occupe nos demeures, Que seules de la nuit se répondent les heures, Qu'on aime à prolonger le doux travail des jours! Le temps fuit, l'airain sonne, et l'on veille toujours, Et, dans la longue extase où se perd la pensée, On ne se souvient plus de la nuit avancée. Mais qui n'a pas joui des charmes du matin, De l'heure où, réveillé par le timbre argentin, Je me lève,...
Page 224 - Je me rappelle encor, non sans ravissement, La classe , son travail , son silence charmant ; Je tressaille, en songeant aux paisibles soirées, Sous les regards du maître, au devoir consacrées, Quand , devant le pupitre en silence inclinés, Nous n'entendions parfois, de...
Page 218 - Ah! que d'infortunés, en cette triste France, Comme lui, menacés par le crime en démence, Ont trouvé dans l'étude un remède à leurs maux ! Seuls, pleurant leur famille envoyée aux bourreaux, Leurs rangs, leurs dignités, leur fortune ravie, L'étude adoucissait leur douloureuse vie; Les livres, seuls amis qui ne sont point ingrats, Au plus lointain exil accompagnaient leurs pas. On a vu, dans ces temps de deuil et de misères, Des princes, exilés du palais de leurs pères, Errer chez l'étranger,...
Page 222 - ... se répondent les heures, Qu'on aime à prolonger le doux travail des jours! Le temps fuit, l'airain sonne, et l'on veille toujours. Et, dans la longue extase où se perd la pensée, On ne se souvient plus de la nuit avancée. Mais qui n'a pas joui des charmes du matin. De l'heure où, réveillé par le timbre argentin. Je me lève, avant l'aube, alors que tout sommeille, Et ranime au foyer la cendre de la veille. Il fait nuit : du matin le calme et la fraîcheur D'un plaisir inconnu font palpiter...
Page 230 - Peins-moi légèrement l'amant léger de Flore; Qu'un doux ruisseau murmure en vers plus doux encore. Entend-on de la mer les ondes bouillonner ? Le vers , comme un torrent , en roulant doit tonner. Qu'Ajax soulève un roc et le lance avec peine , Chaque syllabe est lourde, et chaque mot se traîne. Mais vois d'un pied léger Camille effleurer l'eau; Le vers vole et la suit , aussi prompt que l'oiseau.
Page 222 - D'un plaisir inconnu font palpiter mon cœur. Dans le sommeil de tous trouvant ma solitude. Près du foyer brillant, doux ami de l'étude, Assis à la clarté du flambeau matinal, Je médite Corneille, ou Montaigne, ou Pascal, Ou les hommes fameux de Rome et de la Grèce, Et de leurs vieux écrits l'éternelle jeunesse. En l'absence du bruit, des hommes, et du jour, Leurs livres mieux goûtés m'inspirent plus d'amour; Ils parlent à mon âme avec plus de puissance. Heureux qui, dès le temps de...
Page 224 - A son premier parfum reste longtemps fidèle; Et l'homme dont l'étude eut d'abord les amours, De son premier penchant se ressouvient toujours. Soyez bénis cent fois, lieux où notre jeune âge, Tendre et docile encore, en fit l'apprentissage; Où, dans un calme heureux, d'aimables compagnons, L'un par l'autre excités, s'en donnent des leçons; Où l'âme en sa fraîcheur en sent partout l'empire, Où c'est elle et sa paix qu'avec l'air on respire!
Page 216 - Qui peut aimer l'étude, et demeurer barbare. Injuste, ingrat, jaloux, ambitieux, avare? Quels vices de l'esprit, quels désordres du cœur Ne cèdent par degrés à son charme vainqueur? Quel mal puis-je nommer qu'elle ne tourne en joie ? Cet homme est malheureux, il souffre, il est en proie A la haine, à la crainte, à l'espoir, à l'ennui : Hommes de tous les temps, venez autour de lui ; Venez, sages fameux, venez, troupe immortelle, La Bruyère, Pascal, Fénelon. Marc-Aurèle! .Son âme au milieu...
Page 220 - Tel Archimède , au bord Syracusain, De l'art qu'il illustra mourut l'âme occupée , Et du soldat romain n'a pas senti l'épée. Mais d'une triste image écartons nos regards. Bois touffus, clairs ruisseaux, venez de toutes parts, Venez , loin du tableau dont mon âme est émue , Rafraîchir ma pensée et consoler ma vue. Oh ! qui m'emportera sous un ombrage épais ! Qui me rendra des eaux le cours limpide et frais ! Qui peindra des grands bois le studieux silence , La liberté des champs et leur...

Bibliographic information