Journal asiatique, Volume 8

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Société asiatique., 1826 - Oriental philology
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Ser. 6, v. 11, 14 and 18; ser. 7, v. 1 and 9, ser. 7, v. 16 and 19, ser. 8, v. 5, 9, 13 and 17 include "Bibliographie ottomane. Notice des livres turcs arabes et persans imprimés à Constantinople durant le période 1281-1307 de l'Hégire" (title varies slightly)
 

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Popular passages

Page 349 - Bientôt le soleil étant sorti des ténèbres de l'Occident, et ayant mis en fuite, avec les flèches et les dards de ses rayons, les légions des astres, le général des Francs artificieux monta sur les remparts, afin de repousser les cohortes de la foi. Au moment même un jeune musulman, ' se tenant à la corde de la ferme résolution,' s'élança ' comme une araignée' sur les murs de la place, et ayant allongé de bas en haut son épée, semblable au croissant de la lune, d'un seul coup il...
Page 346 - Aussi les musulmans , préparés à abandonner leur vie dans la voie de la religion, éclairaient jour et nuit le champ de bataille des flammes de leurs épées. Cependant, la beauté enchanteresse de la victoire ne laissant point voir son visage radieux, le prudent monarque rassembla les chefs éclairés de l'armée, et leur tint ce discours : « Ce côté de la place est garanti par un fossé profond , et préservé par tous les moyens possibles de défense. Nous ne pourrions, sans beaucoup de...
Page 342 - Bientôt l'armée impériale, semblable à une mer sans limites et à un torrent impétueux, se précipita sur ses traces, et vint assiéger la ville du côté de la terre. A la nouvelle du dessein formel de Mahomet, le malheureux empereur grec avait fait tous les préparatifs nécessaires pour soutenir le...
Page 348 - livres indiquent que notre ville ne sera conquise » que lorsqu'un souverain fera glisser sur la terre » des vaisseaux , les voiles déployées. » Mais lorsqu'ils eurent vu de leurs yeux cette merveille , ils comprirent que leur ruine allait s'accomplir ; aussi la parole s'éteignit-elle dans leurs bouches , et le feu du désespoir s'alluma dans leurs cœurs i.
Page 341 - ... au créateur. Il s'adressa ensuite à ces lions terribles , qui se repaissaient de sang, à ces tigres farouches , qui ne respiraient que la vengeance , et leur dit : « Que » l'ordre exprimé dans ces mots du Coran , com» battez pour la voie de Dieu 2, était un comman» dement général , auquel ils devaient obéir.
Page 348 - L'empereur immonde ayant appris que les fortifications qui étaient du côté de la mer étaient aussi entamées , en pensa perdre la raison ; néanmoins il renforça la troupe qui gardait cet endroit , et s'appliqua à faire réparer les murailles , tantôt d'un côté , tantôt d'un autre ; mais les soldats grecs ne pouvant y suffire , il chargea l'armée des Francs de remettre en état la partie des remparts située au midi de la porte d'Andrinople, Les principaux d'entre les Grecs furent indignés...
Page 343 - Les musulmans placèrent convenablement les canons dont nous avons parlé, et construisirent leurs retranchements. Ce furent les azebs et les janissaires à qui le sultan confia cet emploi. Bientôt les portes et les remparts de Constantinople , semblables au cœur d'un amant malheureux , furent percés en mille endroits. La flamme qui sortait de l'embouchure de ces instruments de...
Page 314 - KojaKhizir se jette sur ce furieux, lui tranche la tête, et la porte à l'illustre monarque. Mourad , satisfait , donne des louanges au courageux guerrier, et le comble de ses faveurs. Quant aux infortunés qui avaient suivi leur insensé souverain, semblables à des bêtes fauves dans une forêt assaillie de chasseurs, ils périrent tous , percés de traits. Bientôt la victoire, semblable à une jeune fiancée , écarta son voile importun, et se montra radieuse aux regards empressés du triomphant...
Page 26 - En attendant , les attaques se poursuivaient •» contre la ville et la tour de la Chaîne. Il ne se » passait pas de jour sans quelque nouvel assaut. Les » pierres lancées par les machines des chrétiens » étaient d'une grosseur prodigieuse : une seule pesait » plus de trois cents livres d'Egypte.
Page 345 - ... l'existence d'un certain nombre de musulmans, et l'hippodrome du combat fut rempli de martyrs. Cependant deux grands vaisseaux, dont les mâts élevés montaient jusqu'aux cieux, vinrent de la part des Francs, pleins d'artifice et dignes du feu de l'enfer, porter secours aux Grecs. Les mécréants qui montaient ces navires se précipitèrent dans la place, et ils se mirent de suite à boucher les crevasses et les trouées dont les fortifications étaient couvertes, et à repousser les guerriers...

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