Relation d'un voyage sur les côtes de Barbarie, fait par ordre du roi, en 1724 et 1725, par J. A. Peyssonnel

Front Cover
M. Dureau de La Malle (Adolphe Jules César Auguste)
Librairie de Gide, 1838 - Africa, North
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Common terms and phrases

Popular passages

Page 296 - Elgie-bcnt-Boi» sis-ben-Nazer (1), se fit apporter ses vêtements les plus » beaux et, s'étant vêtue, monta à cheval, appela les » femmes et les filles ses parentes ou ses amies, qui » montèrent aussi à cheval. Elle harangua les femmes » en leur disant : — Puisque ces hommes n'ont pas le, » courage d'aller contre les Turcs, qui viendront bientôt » nous violer à leurs yeux, allons nous-mêmes vendre » chèrement notre vie et notre honneur, et ne restons » plus avec ces lâches. —...
Page 376 - Arabes et les habitans de ce pays n'ont trouvé que ce seul endroit pour les traverser, et que, lorsque les Turcs sont brouillés ou en guerre avec la nation du sultan Bouzit, ils sont obligés de passer au Sahara en faisant un contour de cinq à six journées, et d'en passer deux sans eau, pour pouvoir aller d'Alger dans le royaume de Constantine.
Page 212 - Les Arabes bédouins de la Barbarie, qu'on appelle aussi communément Maures , sont divisés en plusieurs nations , et ces nations sont autant de familles issues d'une même tige. Ces familles forment des espèces de petits villages qu'on appelle douars, composés de huit ou dix tentes, plus ou moins , et chaque tente contient encore une famille particulière.
Page 296 - Boisis fit assembler ses troupes pour les encourager à se bien défendre ; mais il trouva des esprits faibles à qui l'avantage que les Turcs venaient de remporter avait ôté le courage, et qui lui dirent nettement qu'ils avaient résolu de se soumettre. Ce pauvre sultan était au désespoir et se voyait perdu, lorsque sa fille, appelée...
Page 296 - Nazer) se fit apporter ses vêtemens les plus beaux et , s'étant vêtue, monta à cheval, appela les femmes et les filles ses parentes ou ses amies, qui montèrent aussi à cheval. Elle harangua les femmes en leur disant : « Puisque ces hommes n'ont « pas le courage d'aller contre les Turcs, qui « viendront bientôt nous violer à leurs yeux , « allons nous-mêmes vendre chèrement notre « vie et notre honneur , et ne restons plus « avec ces lâches. » Puis, découvrant sa gorge et la montrant...
Page 230 - Mahamet-Bey 5 dans la dernière peste , sortit de Tunis, fit entourer son camp de chameaux, avec des gardes pour empêcher toute communication extérieure. Ils rendent aux malades les secours et les services ordinaires. Si la peste se développe avec des symptômes favorables, ils tâchent de faire suppurer le bubon en mettant dessus de...
Page 287 - La grande quantité d'ouvrages en pierres de taille qui subsistent encore dénote qu'il y avait là une grande et belle ville. Il reste encore quatre portes semblables à celles de Paris , mais plus petites: ce sont des ouvrages détachés, avec des pilastres d'ordre corinthien ionique. Deux de ces portes sont doubles comme celle de Saint-Bernard de Paris.
Page 291 - Hosseïn), est un vénérable vieillard âgé de plus de soi» xante-dix ans, et qui règne depuis treize ou quatorze > ans. Nous le trouvâmes assis au milieu de sa tente, sur » un matelas avec trois grands carreaux, les officiers à » ses côtés, d'autres Turcs assis formant un rond, et les » Arabes derrière ceux-ci, les uns accroupis, les autres » à genoux et le dernier rang debout, ce qui faisait un
Page 258 - ... vaisseaux sont toujours expédiés en deux ou trois jours. Il ya de grands magasins capables de contenir soixante mille charges de blé. Ils soutiennent un grand terre-plein, qui est la place du marché, qu'on appelle Bazar. Le marché est entouré...
Page 78 - ... Turcs mettent sous leurs turbans, à la sortie de ces bonnets très beaux et très estimés qui se répandent dans tout le Levant : le second article est la sortie des denrées de ce pays consistant en huile, blé, laines, cuirs, cires, éponges et dattes. Pour l'entretien des fabriques de bonnets, on tire d'Europe environ huit cents balles de laine de Ségovie, première, seconde et troisième sorte, que l'on travaille ; environ dix caisses de cochenille, quatre cents quintaux de vermillon de...

Bibliographic information