Campagnes de l'armée d'Afrique, 1835-1839

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Robert Philippe Louis Eugene Ferdinand d'Orleans duc de Chartres
Michel Lévy frères, 1870 - Algeria - 458 pages
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Page 304 - Ben-AIssa : l'attaque des Français lui avait indiqué les points les moins forts de cette place, dont aucun point n'est faible, et il avait employé à les corriger toutes les ressources d'un esprit inventif, quoique ignorant. La porte d'El-Kantara avait été murée en pierres de taille, surmontée d'une batterie couverte et de deux étages de feux. Un mur avec chemin de ronde, flanqué par des maisons crénelées, ajoutait une défense, assez inutile du reste, à l'escarpement du rocher sur lequel...
Page 346 - Bel-Bcdjaouï, nous leur en enverrons; s'ils n'ont plus de biscuit, nous partagerons le nôtre avec eux; mais, tant qu'un de nous sera vivant, ils ne prendront pas Constantine. »
Page xxxiii - Un seul officier a été blessé dangereusement ; c'est le second des quatre fils qui m'ont suivi en Afrique. J'ai l'espoir qu'il vivra pour continuer de servir avec dévouement le roi et la patrie.
Page 359 - ... eux-mêmes, font avec intelligence et courage cette guerre de maisons, à laquelle, de l'aveu de tous les écrivains militaires, les. Français sont éminemment propres. C'est un Saragosse au petit pied; car ici, comme à Saragosse, les défenseurs sont plus nombreux que les assaillants. De faibles...
Page 360 - ... gauche, de manière à tourner toute la défense de la ville en la prenant à revers. Ce mouvement jette le découragement dans la population effrayée, qui se précipite hors de la ville pour fuir par le côté gauche de Coudiat-Aty, avant que les Français, déjà parvenus aux portes de Bal-el-Djebia et Bab-el-Djedid, ne leur aient coupé cette dernière retraite. Des hommes sans armes, avec un papier blanc au bout d'un bâton, se présentent au général Rulhières, qui dirige les tirailleurs...
Page 56 - ... de la gauche. Derrière ces ravins, d'un accès difficile, se trouve un cimetière entouré de haies d'aloès et de petits murs, et rempli de pierres tumulaires et d'accidents de terrain qui se prolongent en arrière jusqu'à l'Habra; au centre, on voit quatre marabouts blancs, surmontés d'un croissant , dédiés à Sidi-Embarek, et servant, dans ces vastes solitudes. de point de direction et quelquefois d'asile au voyageur. C'est dans cette position que l'émir attend les Français, qui jouent...
Page 364 - En Afrique, notre attente a été remplie, le drapeau français flotte sur les murs de Constantine. Si la victoire a plus fait quelquefois pour la puissance de la France, jamais elle n'a élevé plus haut la gloire et l'honneur de ses armes.
Page 359 - ... toits dans celles qu'ils n'ont pu prendre par la porte. Le dernier effort considérable eut lieu contre la caserne des janissaires, grand bâtiment crénelé, à trois étages, bâti sur le rempart à droite de la brèche, où les Turcs et les Kabyles se défendirent avec acharnement.
Page 371 - Valée, nommé général en chef de l'armée d'Afrique, demeura à la tête de ces troupes qui, suivant son expression, « venaient d'égaler ce qu'il avait vu de plus beau dans sa longue carrière ». gérie, ni le repos au soldat français.
Page 357 - Cependant la compagnie franche passe sur les morts et les mourans et pousse tout à la baïonnette devant elle, lorsque l'explosion d'un magasin à poudre détruit presque entièrement cette brave troupe. Dans un vaste cercle, tout est renversé, anéanti; les murailles s'écroulent, la terre se soulève, les assiégés reviennent à la charge et hachent à coups de yatagan tout ce qui respire encore au fond de ce cratère. L'emploi des mines par masse de poudre, enterrée ou non, est toujours le...

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