Mémoires justificatifs de la Comtesse de Valois de La Motte

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s.n., 1789 - Diamond Necklace Affair, France, 1785 - 204 pages
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Popular passages

Page 160 - C'est ce qu'il lui a plu transformer en Marie-Antoinette de France, disant que je signois ainsi. Lorsqu'elle m'a été confrontée, elle s'est avisée de prendre avec moi un ton de hauteur et d'impudence ; je me hâtai de la mettre à sa place en lui faisant sentir la distance de sa naissance à la mienne ; alors elle s'écria: « Il est bien dur pour moi qu'on me fasse venir ici pour y être humiliée par Madame » ; sur quoi le rapporteur lui dit assez haut pour que je l'entendisse : « Allez,...
Page 175 - Flèche , chevalier, grand'-croix honoraire de l'ordre royal de Saint - Maurice de Sardaigne , certifions au Roi...
Page 30 - ... vions intention d'éclaircir, je dis quelque chose qui n'était » pas conforme à la vérité. — Ah! Madame la comtesse, s'écria » le prince, comment pouvez-vous avancer ce que vous savez » être faux? — Comme tout le reste, Monsieur, répondis-je. » Depuis que ces messieurs nous interrogent, vous savez que ni » vous ni moi ne leur avons dit un seul mot de vérité. En effet, » cela n'était pas possible, continue cette femme, dont le témoi...
Page 188 - ... fille d'Oliva. Voici cette lettre, elle est adressée par le cardinal à Marie- Antoinette. 29 juillet 1784. « Mon adorable maître (c'est le nom que M. de Rohan donne à la Reine), permettez que votre esclave vous exprime la joie qu'il ressent des faveurs que vous lui avez accordées. Cette rosé charmante est sur mon cœur, je la conserverai toute ma vie, elle me rappelle sans cesse le premier instant de mon bonheur. En quittant la comtesse (de Lamotte), j'étais si transporté, que sans m'en...
Page 160 - ... de dire un mot sur le rôle qu'on fit jouer à la Reine douarière, l'imaculée du Barry de monastique mémoire. La déposition de cette fâme portoit que j'avois été chez elle pour lui demander sa protection ! et que je lui avois laissé un Mémoire signé Marie- Antoinette de France. Le fait est que je n'ai été chez elle que par curiosité, dans une bonne voiture à quatre chevaux; qu'à cette époque j'avois d'autant moins besoin de sa protection que Madame et madame la comtesse d'Artois...
Page 175 - LS ) (Signature du ministre. ) DU CHIFFRE. De tous temps la diplomatie a reconnu la nécessité de s'approprier une manière particulière de correspondre qui , s'écartant des signes de l'écriture ordinaire , n'offrît que des caractères bizarres et...
Page 196 - LETTRE DE LA REINE AU CARDINAL. * 18 août 1784. Je t'écris à la hâte pour te prévenir qu'il m'est impossible de te recevoir ce soir; je suis plus instruite que je ne voudrais, et quoique furieuse de la scène que je viens d'avoir avec la Pfolignac] , je veux cacher mon ressentiment et porter la dissimulation au dernier période; je sais que la colère n'est bonne à rien, c'est pourquoi je prends le parti qui convient, quoique contraire à mon inclination... Ne pars demain qu'à une heure, et...
Page 23 - Cardinal, dit-elle à la page 25, qui fait tant de frais d'imagination pour prouver à la reine que toutes les accusations accumulées contre lui sont autant de faussetés et de calomnies, m'a dit à moi, m'a répété plus d'une fois que les griefs de SM étoient malheureusement fondés; il m'a confié que lors de son ambassade à Vienne, la reine étant encore archiduchesse, enhardi par la...
Page 189 - J'y aurais sûrement passé la nuit, si je n'avais craint de causer quelque inquiétude à mes alentours, qui savaient que j'étais sorti. Rentré chez moi, je n'ai pas tardé à me mettre au lit; j'ai eu beaucoup de peine à m'endormir; l'imagination frappée de votre adorable personne m'a causé pendant le sommeil les sensations les plus délicieuses. Heureuse nuit, vous avez été le plus beau jour de ma vie ! Adorable maître, votre esclave ne peut trouver d'expressions pour peindre sa félicité;...
Page 16 - ... voir du tout \ conseil que je ne pus prendre que pour une défense expresse. Il étoit dit que nous nous reverrions \ effectivement , quelques jours après , je reçus un bille-t écrit de la main de la Demoiselle Dorvat, l'une des femmes de SM contenant l'ordre de me rendre entre onze heures et minuit au petit Trianon. M'étant ponctuellement trouvee à l'heure désignée, je fus introduite dans le cabinet de la Reine par cette même Demoiselle Dorvat.

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