Armée de Bretagne, 1870-1871: dépositions devant les Commissions d'Enquête de l'Assemblée Nationale avec carte à l'appui; rapport de la Commission d'Enquête

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Page 30 - ... secours, Paris est livré. La Commune y triomphe et le pays reste sans gouvernement devant l'ennemi qui lui imposera toutes les humiliations, tous les sacrifices, et peut-être la régence. A mon avis, mûrement réfléchi, le pays peut encore et sûrement être sauvé, je vous demande pour un mois le ministère de la guerre et de la marine ; vous conserverez seulement l'intérieur. Nous serons ensemble à la peine et à l'honneur nous signerons ensemble les résolutions graves qu'il faut prendre...
Page 289 - L'ennemi paraît vouloir nous pousser assez vivement dans la direction du Mans; je vous conjure d'oublier que vous êtes Breton pour ne vous souvenir que de votre qualité de Français et de vous...
Page 137 - Colomb s'est battu pendant six heures avec acharnement sur le plateau d'Auvours. « Le général Gougeard, qui a eu son cheval percé de six balles, a montré la plus grande vigueur, et les troupes de Bretagne ont puissamment contribué à conserver cette position importante.
Page 29 - Car le nouveau général a déjà donné ordre d'arrêter tous travaux du camp qu'on désarme. On va disséminer en arrière toutes les troupes qui ont coûté tant de sacrifices au pays. Je proteste de toute mon énergie contre cette mesure désastreuse pour la Bretagne et la défense nationale, et cette protestation sera ma dernière, vous devez le comprendre. Pas une minute à perdre pour arrêter cette dissolution de l'armée, qui stupéfie ici.
Page 137 - Mans; l'ennemi nous a attaqués sur toute la ligne. Le général Jauréguiberry s'est solidement maintenu sur la rive droite de l'Huisne. Le général de Colomb s'est battu six heures avec acharnement sur le plateau d'Auvours . Le général Gougeard a eu son cheval percé de six balles.
Page 289 - ... toujours remis d'un paquebot à l'autre et jamais réalisé, —quand tout à coup se produisit, dans les destinées de l'armée de Bretagne, une péripétie brusque et imprévue. Le 21 novembre au soir, M. de Kératry reçut du Ministre de la guerre cette dépêche :
Page 137 - Nous avons eu aujourd'hui la bataille du Mans, l'ennemi nous a attaqués sur toute la ligne. Le général Jauréguiberry sest solidement maintenu sur la rive droite de l'Huisne. Le général de Colomb s'est battu...
Page 137 - J'ai annoncé au général Gougeard qu'il était commandeur. Au-dessous de Changé et sur la route de Parignél'Evêque, nous nous sommes maintenus malgré les efforts de l'ennemi. Nous couchons sur toutes nos positions, moins la Tuilerie, abandonnée devant un retour offensif tenté à la tombée de la nuit par l'ennemi. Nous avons fait des prisonniers dont j'ignore le nombre.
Page 345 - Àh ! oui, ils font mal à voir ces braves jeunes gens venus du camp de Conlie. Oui, c'est un triste et navrant spectacle. Les vêtements en désordre et couverts de boue, portant de gros sabots, errant au hasard dans les rues, ils paraissent accablés par l'inaction, rongés, minés par la plus énervante et la plus stérile de toutes les fatigues, par la fatigue de l'ennui. Un « petit nombre a des armes : dans quel état sont-elles ? « Maculées par la terre et la rouille, hors de service.
Page 27 - MONSIEUR LE MINISTRE, Je me dois à mon pays et à la Bretagne qui vient de donner tant de preuves de patriotisme ici, comme à Orléans et à Paris. Lorsque vous comptiez déjà sur le succès, vous avez brisé mon commandement. Le désastre d'Orléans m'a fait sortir de la vie privée où j'étais rentré à Tarbes. Aujourd'hui où la situation est difficile, je mets de côté les questions personnelles : je vous redemande mon commandement en chef, intact, comme au premier jour de votre signature,...

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