La poésie du moyen âge: leçons et lectures, Volume 1

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Page 187 - Faible mortel, cesse de disputer contre ce qu'il faut adorer. «Mais, dit Zadig...» Comme il disait mais, l'ange prenait déjà son vol vers la dixième sphère. Zadig, à genoux, adora la Providence, et se soumit. L'ange lui cria du haut des airs : « Prends ton chemin vers Babylone.
Page 22 - Je ne dis rien ici des clercs, de ceux qui savaient le latin, l'écrivaient et le parlaient entre eux; ceux-là restèrent sans influence sur la poésie vulgaire qu'ils dédaignaient, et leur immixtion dans ce domaine, la fusion de leur science avec la langue et la poésie du peuple, telle qu'elle se produisit presque simultanément en France et en Italie vers la fin du xm« siècle, marque l'ouverture d'une nouvelle période.
Page 249 - Ier, s'intéresser au sort, aux vicissitudes, à la réputation de chacun de ceux qui la composaient. Une injustice de l'histoire, une erreur de la critique à l'égard de ces personnages qu'il avait connus de si près l'indignait comme si elle se fût adressée à un de ses proches, et ses écrits portent souvent la trace de cette vivacité d'impressions qui ne permet pas toujours, il faut le reconnaître, la froide impartialité du jugement vraiment scientifique, mais qui donne presque à des écrits...
Page x - A défaut de la beauté qui lui manque, on nous propose une autre raison de prendre à cette poésie du moyen âge un intérêt particulier. « Ou bien la nationalité française disparaîtra, nous dit-on, — ce qu'à Dieu ne plaise ! — ou bien elle voudra se retremper à ses sources vives et se fortifier par une sympathie tendre et ferme en même temps pour toutes ses manifestations sur le sol où elle s'est formée.
Page 90 - Ainsi comprises, les études communes, poursuivies avec le même esprit dans tous les pays civilisés, forment au-dessus des nationalités restreintes, diverses et trop souvent hostiles, une grande patrie qu'aucune guerre ne souille, qu'aucun conquérant ne menace, et où les âmes trouvent le refuge et l'unité que la cité de Dieu leur a donnés en d'autres temps.
Page 244 - Renarl des fables ésopiques, héritage de la littérature latine; il fit honneur à des clercs des premières versions en langue vulgaire, c'est-à-dire en langue française, de ces fables, et de la première idée d'en réunir quelques-unes, où le loup, malgré sa force, était toujours dupe et le goupil toujours triomphant grâce à sa ruse, dans un récit suivi, dont elles devenaient les épisodes. Les héros de ce duel amusant, où se retrouvaient naturellement les péripéties ordinaires des...
Page 247 - L'amour de la France y domine d'un bout à l'autre, et la tendance à étudier ou à mettre en lumière tout ce qui dans notre histoire peut contribuer à augmenter l'honneur de notre pays. Dès le début de sa carrière, Paulin Paris témoignait son éloignement pour les historiens qui se plaisent à relire et à rééditer sans cesse les pages sanglantes ou honteuses de nos annales. Ce n'est pas qu'en étudiant le passé il ait jamais omis ou atténué ce qu'il y rencontrait de répréhensible...
Page 217 - ... plus longtemps ces admirables compositions, images de l'esprit, des mœurs et des croyances de nos ancêtres! Combien de fois alors n'ai-je pas mis un frein à mon enthousiasme, en me rappelant avec une sorte d'effroi l'aventure du chevalier de la Manche! Honnête don Quichotte! les romans coupables de ta folie n'étaient que de longues paraphrases décolorées Que serais-tu devenu si tu avais lu les originaux?
Page 138 - , suivant lui, « a chanté la messe et les apôtres aussi ; leurs douze chaires y sont toutes encore ; au milieu, la treizième, bien scellée et close ». Ce souvenir se rapporte évidemment à l'église appelée SainteSion, que l'on considéra de bonne heure comme occupant la place du Cénacle, où Jésus, en partageant le pain et le vin, avait institué le sacrement de l'Eucharistie.
Page 253 - ... les textes sans commentaires ; d'autres y joignaient des glossaires où bien des vocables étaient interprétés par des points d'interrogation. Mon père ne procédait pas ainsi, et il eût mieux fait sans doute d'être parfois plus prudent. Au milieu d'excellentes explications, que lui suggérait son habitude familière de l'ancienne langue et sa vaste lecture, il en a proposé plus d'une qui ne se soutient pas et qui n'a pas toujours été pesée avec assez de réflexion. Mais il ya du moins...

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