Briefwechsel und Tagebücher des Fürsten Hermann von Pückler-Muskau, Volume 9

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Page 217 - Sachez toujours réprimer un premier mouvement soit qu'il appartienne à la surprise, à la joie, ou à la honte ; celui qui n'est pas maître de son extérieur, et surtout de son visage, se trahit sans cesse quand il est le plus intéressé à se cacher. N'eussiez-vous appris que cela ce soir, vous n'auriez pas perdu votre temps.
Page 229 - J'ai mis dans les arbres et dans les fleurs, dans les ruisseaux , dans les rochers et dans les prairies toute la poésie de mes pensées. N'ôtez pas au vieux planteur son illusion , si c'en est une! Il en est encore à cet adage que Dieu est dans tout, et que la nature est son temple !
Page 190 - Son but devrait être de faire aimer les objets de sa sollicitude, et au besoin, je ne lui ferais pas un reproche de les embellir un peu. L'art n'est pas une étude de la réalité positive; c'est une recherche de la vérité idéale...
Page 127 - C'était ma coutume autrefois de finir l'année mentalement avec quelqu'un, avec Maurice. A présent qu'il est mort, ma pensée reste solitaire. Je garde en moi ce qui s'élève par cette chute du temps dans l'éternité.
Page 302 - Si j'avais voulu l'es croire, il était pour jamais guéri de ses orages; mais je voyais bien, à ses contradictions et à ses retours vers moi, qu'il y avait encore en lui ce qui fait le fond de sa nature, et ce que je ne saurais bien définir qu'en l'appelant l'amour de ce qui n'est pas.
Page 217 - ... elle m'aima parce qu'elle s'en souvint. De cette liaison naquit ce qui en devait résulter : des malheurs incalculables, des dissensions dans une famille unie, des discours injurieux dans le public, que nous nous accoutumâmes à mépriser, et qui tombèrent parce que nous y fûmes insensibles. La susceptibilité est le premier aliment de la calomnie , elle donne même du prix à la médisance. Quelque temps se passa sans que le mari , dont je m'étais attaché à gagner l'amitié , eût acquis...
Page 251 - Il 6St heUreUX que la société des gens de lettres ne soit rien : — sans cela elle serait à peu près tout; et ce serait un pouvoir aussi formidable peut-être qu'aucun pouvoir qui ait jamais existé. Si la société des gens de lettres existait, — au lieu de laisser les écrivains parqués dans les journaux comme dans des cages, où les entrepreneurs de ces journaux montrent pour de...
Page 176 - Belle, jeune, gaie, spirituelle, amusable de tout comme un enfant, toujours prête à tout entreprendre, mobi1e, douce, complaisante, d'une santé brillante et d'une bonté d'ange, instruite, parfaitement élevée, passionnée pour la littérature et riche d'imagination, également contente de se faire lire et de causer toute une journée au coin du feu, ou de courir à cheval par monts et par vallés du matin jusqu'au soir.
Page 217 - ... les formes externes, me fait naître une réflexion qui peut trouver ici sa place : c'est la fausseté des jugements d'après les apparences; c'est le tort qu'on a, assez généralement, par exemple, de croire que quelqu'un est coupable, ou est convaincu de ce dont on l'accuse, parce qu'il rougit. Je me citerai moi-même. Je ne passe ni pour timide, ni pour facile à déconcerter. Mais dans ma vie, je n'ai pu obtenir de moi de ne pas rougir dans toute espèce de cas, non seulement d'un acte ou...
Page 154 - ... et l'amour individuel se trouvant lui manquer aussi, en apparence par le simple effet d'un hasard, mais en réalité par l'imperfection des choses d'icibas, il tombe sous l'empire exclusif de ce sentiment d'artiste qu'il a pour la nature. Il devient, faut-il le dire? la proie du monde extérieur. Enlevé de terre et sans racines, ^ il est livré aux vents comme les nuages.

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