Les Ruines: ou, méditation sur les révolutions des empires

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Bossange frères, 1822 - Ethics - 383 pages
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"Les ruines ou Méditation sur les révolutions des empires" de Constantin-François Volney de Chasseboeuf.
Volney (Constantin François Chassebeuf (1757-1820), comte de l’empire, ...) classé parmi
les 'Idéologues' fut un érudit, philologue, orientaliste, historien, voyageur, homme politique-philosophe:
L'on trouve dans ce livre la "gande invocation":
"Invocation. Je vous salue, ruines solitaires, tombeaux saints, murs silencieux; c'est vous que j'invoque; c'est à vous que j'adresse ma prière. ..."
Au total, "Les ruines..." constituent un Ouvrage historique philosophique et religieux; extrêmement intéressant publié en 1822 à Paris chez Bossange Frères, éditeurs, par l'illustre Volney, pair de France, Membre de l'Institut, etc...
GDM.
 

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Page xxiv - Je vous salue, ruines solitaires, tombeaux saints, murs silencieux ! C'est vous que j'invoque, c'est à vous que j'adresse ma prière. Oui! tandis que votre aspect repousse d'un secret effroi les regards du vulgaire, mon cœur trouve à vous contempler le charme des sentiments profonds et des hautes pensées. Combien d'utiles leçons, de réflexions touchantes ou fortes n'offrez-vous pas à l'esprit qui sait vous consulter...
Page 5 - Le soleil venait de se coucher ; un bandeau rougeâtre marquait encore sa trace à l'horizon lointain des monts de la Syrie : la pleine lune à l'orient s'élevait sur un fond bleuâtre, aux planes rives de l'Euphrate ; le ciel était pur, l'air calme et serein ; l'éclat mourant du jour tempérait l'horreur des ténèbres ; la fraîcheur naissante de la nuit calmait les feux de la terre embrasée ; les pâtres avaient retiré leurs chameaux ; l'œil n'apercevait plus aucun mouvement sur la...
Page 8 - Et maintenant, voilà ce qui subsiste de cette ville puissante, un lugubre squelette ! Voilà ce qui reste d'une vaste domination, un souvenir obscur et vain ! Au concours bruyant qui se pressait sous ces portiques, a succédé une solitude de mort. Le silence des tombeaux s'est substitué au murmure des places publiques. L'opulence d'une cité de commerce s'est changée en une pauvreté hideuse. Les palais des rois sont devenus le repaire des bêtes fauves ; les troupeaux parquent au seuil des temples,...
Page 8 - L'opulence d'une cité de commerce s'est changée en une pauvreté hideuse. Les palais des rois sont devenus le repaire des fauves**; les troupeaux parquent au seuil des temples, et les reptiles immondes habitent les sanctuaires des dieux !. . .Ah ! comment s'est éclipsée tant de gloire? Comment se sont anéantis tant de travaux?. . .Ainsi donc périssent les ouvrages des hommes ! ainsi s'évanouissent les empires et les nations...
Page 1 - ... ruines ! je retournerai vers vous prendre vos leçons ! je me replacerai dans la paix de vos solitudes ; et là , éloigné du spectacle affligeant des passions , j'aimerai les hommes sur des souvenirs ; je m'occuperai de leur bonheur, et le mien se composera de l'idée de l'avoir hâté.
Page 7 - Ici me dis-je, ici fleurit jadis une ville opulente : ici fut le siège d'un empire puissant. Oui, ces lieux maintenant si déserts, jadis une multitude vivante animait leur enceinte ; une foule active circulait dans ces routes aujourd'hui solitaires. En ces murs où règne un morne silence, retentissaient sans cesse le bruit des arts et les cris d'allégresse et de...
Page 7 - ... écroulées dessinaient les places publiques ! Là pour les devoirs respectables de son culte, pour les soins touchants de sa subsistance, affluait un peuple nombreux : là, une industrie créatrice de jouissances appelait les richesses de tous les climats ; et l'on voyait s'échanger la pourpre de Tyr pour le fil précieux de la Sérique ; les tissus moelleux de Cachemire...
Page 9 - Ah! que sont devenus ces âges d'abondance et de vie ? Que sont devenues tant de brillantes créations de la main de l'homme ? Où sont-ils ces remparts de Ninive, ces murs de Babylone, ces palais...
Page 4 - ... des débris de temples, de palais et de forteresses ; des colonnes , des aqueducs , des tombeaux : et ce spectacle tourna mon esprit vers la méditation des temps passés, et suscita dans mon cœur des pensées graves et profondes.
Page 9 - J'ai cherché les anciens peuples et leurs ouvrages , et je n'en ai vu que la trace , semblable à celle que le pied du passant laisse sur la poussière. Les temples se sont écroulés, les palais sont renversés, les ports sont comblés, les villes sont détruites, et la terre, nue d'habitants, n'est plus qu'un lieu désolé de sépulcres....

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