Observations sur l'histoire de France, Volume 1

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Par la Compagnie des libraires, 1765 - Feudalism
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Page 136 - Peuple, se réunissoient, soit pour » se communiquer les Réglemens que chaque » Ordre avoit faits par rapport à sa police » ou à ses intérêts particuliers , soit pour » discuter les affaires mixtes ; c'est-à-dire,
Page 8 - Un peuple fier , brutal, sans patrie , sans loi , dont chaque citoyen soldat ne vivoit que de butin , qui ne vouloit être gêné par aucun châtiment, et ne punissoit de mort que la trahison, ou l'assassinat, et la poltronnerie , devoit avoir un capitaine , et non pas un monarque. Les Français pouvoient tolérer, de la part de leur chef, quelques violences atroces même , parce qu'elles étoient dans l'ordre des mœurs publiques ; mais une autorité suivie , raisonnée et soutenue , eût été...
Page 7 - Français , qu'ils devoient être souverainement libres. Un peuple fier , brutal, sans patrie , sans loi , dont chaque citoyen soldat ne vivoit que de butin , qui ne vouloit être gêné par aucun châtiment, et ne punissoit de mort que la trahison, ou l'assassinat, et la poltronnerie , devoit avoir un capitaine , et non pas un monarque.
Page 271 - Romains &fous les Rois Mérovingiens , que chaque Cité y croyoit avoir le droit des armes contre les autres Cités, en cas de déni de Juftice. Cette opinion pouvoit être fondée fur ce que Rome...
Page 309 - Les fiefs comprenoient de grands territoires , comme il paroît par une infinité de monumens. J'ai déjà prouvé que les Rois ne levoient rien fur les terres qui étoient du partage des Francs ; encore moins pouvoient-ils fe réferver des droits fur les fiefs. Ceux qui les obtinrent eurent à cet égard la jouiflance la plus étendue ; ils en tirerent tous les fruits & tous les émolumens...
Page 75 - Marculfe , de changer ses propres , ou , comme on parloit alors , son aleu en (3) bénéfice : c'est-àdire , que le propriétaire d'une terre la donnoit au prince, qui, après l'avoir reçue en don, la rendoit au donateur en bénéfice. Cette mode de faire changer de nature à ses biens auroit été la manie la plus extravagante , si les bénéfices n'avoient communiqué une prérogative particulière aux familles qui les possédoient.
Page 317 - Ripuaires [" f ] défend aux affranchis [4-] des églifes de tenir rafTemblée [§] où la juftice fe rend , ailleurs que dans l'églife où ils ont été affranchis. Les églifes avoient donc des juftices , même fur les hommes libres , & tenoient leurs plaids dès les premiers temps de la monarchie. Je trouve , dans les vies des faints [**] •, que Clovis donna à...
Page 143 - La nation entière avoit les yeux continuellement ouverts sur chaquehomme public. Les magistrats, qu'on observoit, apprirent à se respecter eux-mêmes. Les mœurs , sans lesquelles la liberté dégénère toujours en une licence dangereuse , se corrigèrent , et l'amour du bien public , uni à la liberté , la rendit de jour en jour plus agissante et plus salutaire.
Page 151 - Jésus-Chrit aux fidelles , par laquelle le Sauveur menaçoit les payens , les sorciers et ceux qui ne payent pas la dixme , de frapper leurs champs de stérilité , de les accabler d'infirmités , etd'envoyer dansleurs maisonsdes serpens ailés , qui dévoreront le sein de leurs femmes. Les ecclésiastiques firent même intervenir le Diable en leur faveur; et, violant toute règle de vraisemblance , le représentèrent dans une assemblée générale...
Page 141 - Il fentit qu'un rnagiftrat unique, à la tête de chaque province, négligeroit fes devoirs, ou abuferoit de fon autorité. Des officiers au nombre de trois ou quatre, choifis dans l'ordre des prélats & de la noblefie, & qu'on nomma envoyes royaux , furent chargés du gouvernement de chaque légation , & obligés de la vifiter exactement de trois en trois mois.

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