Histoire littéraire de la France, Volume 28

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Imprimerie nationale, 1881 - Benedictines
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Page 291 - Mais vous, très cher fils, ce que nous disons avec douleur, au mépris de toute règle, pendant que nous étions loin de vous, vous avez étendu la main sur les personnes et les biens des templiers ; vous avez été jusqu'à les mettre en prison, et, ce qui est le comble de la douleur, vous ne les avez pas relâchés ; même, à ce qu'on dit, allant plus loin, vous avez ajouté à l'affliction de la captivité une autre affliction que, par pudeur pour l'Église et pour nous, nous croyons à propos...
Page 377 - dat si bon manjar que ja mais non manjarai d'autre. E « quand el auzi zo qu'ella dis, el correc sobre lieis ab l'espaza « e vole li dar sus en la testa. Et ella s'en anet al balcon e se « laisset cazer jos, e fon morta 2.
Page 2 - ... extraordinaires, aux stigmates. Dès l'âge le plus tendre, elle contracta, comme sainte Catherine de Sienne, un mariage mystique avec celui qu'elle appelait « son très doux, son très cher, son intime époux ». Elle avait des hallucinations dévotes, des extases, des spasmes, qui duraient fort longtemps. Elle voyait JésusChrist, croyait sentir sa main la toucher, et restait des journées sous l'impression de ce contact. Certains cantiques allemands la faisaient tomber dans des pâmoisons...
Page 363 - ... S'elle est bonne, que sa pareille Ne poroit on mie trouver Ne pour nul denier recouvrer Que vous en ce mes cy mengastes Le cuer qu'el mont le mieus amastes, C'est du chastelain de Coucy. » La dame refuse d'abord de le croire ; mais , convaincue par la lettre et les cheveux, elle s'écrie (v. 8080) : Par Dieu, sire, ce poise my ; Et puis qu'il est si faitement, Je vous affi certainement Qu'a nul jour mes ne mengeray, N'autre morsel ne metteray Deseure si gentil viande.
Page 96 - Sensuit le Trésor des povres, qui parle « des maladies qui peuvent venir au corps humain et des « remèdes ordonnez contre icelles, avec la cirurgie et plu...
Page 224 - Qui voul« droit toutes leurs avantures racompter, ce seroit chose trop « ennuieuse; pour ce s'en taist l'istorien de la plus grant part,
Page 20 - Pierre avait réussi à inculquer à tous ses confrères de Suède son opinion sur la sainteté de Christine. A Cologne, les supérieurs paraissent trouver quelque danger à canoniser ainsi des personnes de leur vivant. Une des lettres qu'on lui adresse du couvent porte une suscription où l'on serait tenté de supposer quelque ironie : Christinœ in Stumbele, frater...
Page 11 - Il est vrai que je n'ai jamais trouvé qu'en lui seul une chose que je vais vous dire; c'est qu'il est touchant lors même qu'il fait des pointes. Rien n'en est plus rempli que ses Confessions et ses Soliloques.
Page 297 - Le pape était ainsi l'hôte des comtes de la maison d'Anjou, petits souverains bien moins gênants que le roi de France. D'un autre côté, la cour papale, presque toute française, était là comme chez elle. Les cardinaux français n'avaient qu'à passer le Rhône pour être en France. Villeneuve devint leur endroit de prédilection. Ils y prenaient leurs maisons de plaisance, et s'y retiraient quand ils avaient quelque motif de prendre leurs sûretés. Après un long voyage, pendant lequel il...
Page 25 - Il y releva plusieurs suppositions erronées, où Papebroch avait été entraîné par la connaissance insuffisante qu'il avait de l'histoire intérieure de l'ordre des dominicains. Christine vécut vingt-quatre ans encore dans les exercices d'une piété moins extraordinaire que celle qui avait fait sa célébrité. Son tempérament trouva enfin le calme, comme le prouve l'âge avancé où elle parvint. Elle mourut le 6 novembre 1312. On l'enterra simplement au cimetière de Stommeln; mais bientôt...

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