Mémoires du maréchal de Villars, Volume 1

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Librairie Renouard, H. Laurens, successeur, 1884 - France
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Page 236 - Salm, grand-maître du roi des Romains, dont il avoit été gouverneur, et par sa femme parent très-proche de cette princesse, n'avoit rien oublié pour faire réussir cette alliance. Quelques ministres avoient parlé au marquis de Villars de Mademoiselle, fille de Monsieur, et dont le mariage avec le duc de Lorraine étoit déjà déclaré. Mais ces vues n'étoient pas celles de l'Empereur, et pour les faire réussir il n'y avoit pas assez de liaison entre les deux souverains. Le roi des Romains...
Page 252 - Ce que l'on y vit de magnifique roula sur la noblesse et sur les peuples. De la part de l'empereur, il n'y eut d'extraordinaire qu'un carrosse neuf pour la reine, et ce fut le seul neuf qui parut à l'entrée. Les dames de la reine étoient dans trois autres des plus anciens. La comtesse de Caraffa, sa dame d'honneur, étoit seule avec elle ; et dans cette cérémonie ce ne furent point des princesses qui portèrent la queue, la dame d'honneur ne leur cédant pas. Les princes ne parurent pas non...
Page 319 - ... toute facilité. De sorte que Sa Majesté Impériale ne croit pas qu'ils aient aucun sujet d'appeler des garanties étrangères, d'autant moins qu'il n'est pas dit un mot, ni dans les traités de Westphalie, ni dans la Bulle d'or, ni dans les traités suivans , qui défende l'érection d'aucun électorat. « De plus, l'Empereur croit que l'explication de l'instrument de la paix n'appartient pas à ce nombre de princes seuls, et que cela regarderoit les autres princes compacissans''\ et l'Empire...
Page 322 - ... sont incertains : et, en un mot, dans la partie que je soutiens, il ya tout ensemble de la dignité et de la ressource, au lieu qu'en acceptant le traité, la honte, la perte et la ruine de l'Empereur sont certaines. Enfin je suis pour la guerre. Le comte de Mansfeld suivoit cette opinion, et le comte de Kaunitz ne s'en éloignoit pas ; le comte de Walstein se reposoit sur le miracle de la maison d'Autriche; le président de guerre...
Page 58 - Il prit la liberté d'en marquer sa vive douleur au Roi , et de le presser dans des termes respectueux , mais assez forts. Sa Majesté y répondit deux fois avec bonté , et même avec des éloges de ses actions; mais à la troisième ce fut avec quelque aigreur, et le marquis de Villars se retira. Réduit à la nécessité de se faire un mérite qui forçât la fortune en sa faveur, et d'être pour ainsi dire lui-même sa créature, son cœur lui suggéra le seul parti que la raison elle-même lui...
Page 35 - Philishourg, mais plus fatale encore par la mort du maréchal de Turenne, dont le génie supérieur , la fermeté et les rares talens pour la guerre avoient non-seulement soutenu nos frontières , mais poussé la guerre bien avant dans l'Empire, et avec une armée médiocre et dépourvue de tout, un peu par la mauvaise volonté de M. de Louvois son ennemi déclaré, lequel n'avoit point pardonné à ce général la manière dont il en avoit été traité l'hiver qui précéda sa mort, Nous reprendrons...
Page 261 - Villars sur la succession d'Espagne ; mais il est vraisemblable qu'amusés parle sieur Hoop, qui leur donnoit des espérances flatteuses de la part de ses deux maîtres, ils auroient souhaité que le Roi se fût. expliqué davantage. Le comte de Kaunitz rompit enfin le silence, et dit au marquis de Villars : * Vous devez être surpris « de ce que depuis douze jours je ne vous ai pas en« tretenu de notre grande affaire.
Page 208 - ... mais nous savions que ni l'art ni la nature ne pouvoient leur en donner d'assez avantageux pour tenir devant des forces si supérieures. L'armée passa la Doria-Baltea , très-difficile par sa rapidité , et par la quantité de rochers qui embarrassent le passage , et le rendent très-difficile pour les chevaux : il y avoit même des endroits où il falloit nager , si peu qu'on s'écartât du gué. Le marquis de Villars, chargé du passage de la cavalerie , fit mettre au-dessous de l'endroit...
Page 161 - de vives inquiétudes. On le chargeoit de surprendre Ostende : c'étoit un projet formé par quelques ingénieurs , et remis au maréchal de Luxembourg, qui ne fut pas fâché de donner une commission très-hasardeuse au marquis de Boufflers, qu'il n'aimoit pas. Il le jetoit par là dans la fâcheuse incertitude ou de refuser une commission que le Roi lui donnoit, ou de faire une entreprise du succès le plus douteux et le plus difficile. Dans cet embarras, il consulta le marquis de Villars. On examina...