Journal asiatique, Volume 14

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Société asiatique., 1834 - Oriental philology
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Ser. 6, v. 11, 14 and 18; ser. 7, v. 1 and 9, ser. 7, v. 16 and 19, ser. 8, v. 5, 9, 13 and 17 include "Bibliographie ottomane. Notice des livres turcs arabes et persans imprimés à Constantinople durant le période 1281-1307 de l'Hégire" (title varies slightly)
 

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Page 527 - Vous faites comme ces amantes qui franchissent les murs ou les percent pour voir l'objet de leur passion. Vous promettez votre cœur à un jeune homme et vous lui donnez un gage de votre tendresse. Ces jours derniers vous étiez fatiguée de broder; vous vous disiez atteinte de cette lassitude qu'occasionne l'influence du printemps; il paraît que c'était pour cela. Voilà le larcin découvert ! C'est à vous maintenant de demander pardon : loin de là, vous voulez avoir un entretien sérieux. Rejetant...
Page 261 - Combien n'ai-jc pas traversé, sur mes deux jambes, de ces plaines désertes, nues comme le dos d'un bouclier, où les caravanes ne passent point. Dans la rapidité de ma course, j'en faisais joindre les deux bouts, et terminais ma carrière en grimpant sur un pic élevé, tantôt debout, tantôt accroupi. Les biches au poil fauve allaient et venaient autour de moi comme de jeunes filles vêtues...
Page 255 - Avec ces gens-là, un secret confié n'est point divulgué, et le coupable n'est point abandonné en punition de sa faute. Tous, ils repoussent l'insulte, tous sont braves, moins braves que moi cependant quand il faut soutenir le choc des premiers chevaux de l'ennemi; mais je leur cède le pas quand il s'agit d'attaquer les vivres, alors que le plus glouton est le plus diligent. Tout cela n'est que...
Page 515 - Si je n'ai pas craint d'entreprendre un voyage de mille lis pour venir dans ce palais, ce n'est qu'à cause de mon mariage avec mademoiselle. Pouvais-je m'imaginer que madame Han, oubliant les dernières volontés de son époux, ne voudrait pas le réaliser? Depuis le jour où, dans la bibliothèque, je vis pour la première fois la beauté de votre jeune maîtresse, la maladie s'empara de moi. Que je marche ou que je sois assis, ma pensée ne peut plus se détacher d'elle; le sommeil m'abandonne...
Page 458 - Voyez donc comme ces fleurs sont vermeilles ; elles ressemblent à une étoffe de soie brodée; voyez la verdure des saules; de loin on dirait des masses de vapeurs qui se balancent dans l'air. Nous jouissons de toutes les beautés du printemps. SIAO-MAN. Que ces perspectives sont ravissantes!.... FAN-SOU. (Elle chante.) Les fleurs et les saules semblent sourire à notre approche; le vent et la lune redoublent de tendresse.
Page 516 - Vous n'avez donc pas entendu dire aux bouddhistes : « L'apparence est le vide, et le vide n'est autre « chose que l'apparence? » Est-ce que vous ne connaissez pas cette pensée de Lao-tseu : « Les cinq couleurs font que les hommes ont des « yeux et ne voient pas ; les cinq sens font que les « hommes ont des oreilles et n'entendent pas? » Confucius lui-même n'at-il pas dit : « Mettez-vous en garde contre la volupté? » Vous êtes un homme d'un esprit éclairé. Songez d'ailleurs que la fille...
Page 256 - J'en détourne ma pensée et finis par l'oublier. Au besoin, j'avale une motte de terre plutôt que de subir l'hospitalité d'un homme arrogant qui me croirait son débiteur parce qu'il m'aurait donné à manger.
Page 257 - ... ne trouverait que chez moi tout ce qui peut calmer la faim et la soif. Mais l'âme fière qui réside en mon sein ne peut tenir contre le blâme qu'autant que je mène une vie vagabonde. Je replie donc mes entrailles sur la faim, comme un. fileur tord ses fils entre eux et les enroule sur le fuseau. Je me mets en course le matin n'ayant pris qu'une bouchée comme un loup aux fesses maigres et au poil gris , qu'une solitude conduit à une autre.
Page 255 - ... choc des premiers chevaux de l'ennemi ; mais je leur cède le pas quand il s'agit d'attaquer les vivres, alors que le plus glouton est le plus diligent. Tout cela n'est que l'effet d'une générosité qui déborde et par laquelle je prétends m'élever au-dessus d'eux; et ici le prétendant est en effet le plus digne. Trois fidèles amis me tiendront lieu de ces hommes qui ne savent pas rendre le bien pour le bien , et dont le voisinage n'offre aucune ressource, pas même celle d'un passe-temps:...
Page 259 - ... à une autre ; lorsque la plante calleuse de mes pieds frappe une terre dure semée de cailloux, elle en tire des étincelles, elle les fait voler en éclats ; tout maigre que je suis, j'aime à faire mon lit de la terre, et j'étends sur sa face un dos que tiennent à distance des vertèbres arides ; j'ai pour oreiller un bras décharné dont les jointures saillantes semblent des osselets lancés par un joueur et tombés de champ. » Les hurlements étaient devenus des rugissements ; le derviche...

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