Revue des deux mondes, Volume 4; Volume 10

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Au Bureau de la Revue des deux mondes, 1831 - French literature
 

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Popular passages

Page 359 - Le premier qui ayant enclos un terrain s'avisa de dire Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou. comblant le fossé, eût crié à ses semblables : « Gardez-vous d'écouter cet imposteur ; vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne...
Page 365 - Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qu'à lui-même, et reste aussi libre qu'auparavant!
Page 368 - Le peuple anglais pense être libre , il se trompe fort ; il ne l'est que durant l'élection des membres du parlement : sitôt qu'ils sont élus, il est esclave, il n'est rien. Dans les courts moments de sa liberté , l'usage qu'il en fait mérite bien qu'il la perde.
Page 389 - Mais fière et d'un pied fort heurtant le sol antique. Libre pour la première fois. Jamais aucune main n'avait passé sur elle Pour la flétrir et l'outrager ; Jamais ses larges flancs n'avaient porté la selle Et le harnais de l'étranger; Tout son poil était vierge et, belle vagabonde, L'œil haut, la croupe en mouvement. Sur ses jarrets dressée, elle effrayait le monde Du bruit de son hennissement.
Page 359 - Renoncer à sa liberté, c'est renoncer à sa qualité d'homme , aux droits de l'humanité, même à ses devoirs. Il n'ya nul dédommagement possible pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l'homme; et c'est ôter toute moralité à ses actions que d'ôter toute liberté à sa volonté.
Page 361 - Se peut-il que celui dont il fait l'histoire ne soit qu'un homme lui-même ? Est-ce là le ton d'un enthousiaste ou d'un ambitieux sectaire ? Quelle douceur, quelle pureté dans ses mœurs! quelle grâce touchante dans ses instructions ! quelle élévation dans ses maximes ! quelle profonde sagesse dans ses discours!
Page 389 - La poudre, les tambours battants, Pour champ de course, alors, tu lui donnas la terre Et des combats pour passe-temps : Alors, plus de repos, plus de nuits, plus de sommes; Toujours l'air, toujours le travail, Toujours comme du sable écraser des corps d'hommes, Toujours du sang jusqu'au poitrail ; Quinze ans son dur sabot, dans sa course rapide, Broya...
Page 511 - Ce fut d'abord un bruit large, immense, confus, Plus vague que le vent dans les arbres touffus, Plein d'accords éclatants, de suaves murmures, Doux comme un chant du soir, fort comme un choc d'armures Quand la sourde mêlée étreint les escadrons Et souffle, furieuse, aux bouches des clairons. C'était une musique ineffable et profonde, Qui, fluide, oscillait sans cesse autour du monde, Et dans les vastes cieux, par ses flots rajeunis, Roulait élargissant ses orbes inf1nis Jusqu'au fond où son...
Page 653 - Que vous ai-je donc fait, ô mes jeunes années, Pour m'avoir fui si vite, et vous être éloignées, Me croyant satisfait? Hélas! pour revenir m'apparaître si belles, Quand vous ne pouvez plus me prendre sur vos ailes. Que vous ai-je donc fait?
Page 367 - ... ceux qui parviennent dans les monarchies ne sont le plus souvent que de petits brouillons, de petits fripons, de petits intrigants, à qui les petits talents, qui font dans les cours parvenir aux grandes places, ne servent qu'à montrer au public leur ineptie aussitôt qu'ils y sont parvenus.

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