Histoire du Canton de Fribourg, Volume 1

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chez Joseph-Louis Piller, 1841 - 408 pages
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Page 249 - ... choisissait un des vainqueurs , et payait sa rançon en lui donnant un baiser et une rosé. Ensuite les trompettes sonnaient des fanfares, les assiégeans montaient à cheval et se promenaient dans les rues; les dames, dans leur plus belle parure , du haut des fenêtres , les couvraient de feuilles de rosés , et les inondaient d'eaux parfumées.
Page 14 - C'est un caractère particulier de ces lois des Barbares, qu'elles ne furent point attachées à un certain territoire : le Franc étoit jugé par la loi des Francs, l'Allemand par la loi des Allemands, le Bourguignon par la loi des Bourguignons, le Romain par la loi romaine...
Page 377 - La ville fut un moment remplie de tumulte et de rumeur ; les trompettes sonnaient ; les soldats de chaque parti s'appelaient les uns les autres au milieu de l'obscurité. Les Suisses à demi armés, à demi vêtus, sortaient de leurs logis , ou se défendaient contre ceux qui voulaient les y surprendre. On combattait dans les rues, dans les maisons. Enfin, les Suisses, n'ayant perdu que cinq des leurs , parvinrent à se réunir, et, sous la conduite de Hannsen...
Page 249 - Fribourg , mais d'une manière moins dangereuse et plus galante : sur la grande place, paraissait une forteresse en bois, ornée de chiffres, d'emblèmes et de devises analogues à l'esprit de la fête : chargées de la défense du château , les plus jolies filles de la ville et des environs montaient sur le donjon; les jeunes garçons, en costume élégant, venaient en foule les assiéger.
Page 14 - Franc étoit jugé par la loi des Francs, l'Allemand par la loi des Allemands, le Bourguignon par la loi des Bourguignons, le Romain par la loi romaine ; et , bien loin qu'on songeât dans ces temps-là à rendre uniformes les lois des peuples conquérans , on ne pensa pas même à se faire législateur du peuple vaincu.
Page 407 - Suisses ; ses ambassadeurs avaient mainte fois été chargés d'assurer le duc Sigismond , qu'aussitôt que les affaires de France et d'Angleterre lui en laisseraient le pouvoir et le loisir, il s'armerait contre les ligues Suisses et envahirait leur pays. Ce n'était pas la seule espérance dont il flattait la maison d'Autriche; il employait envers elle le même appât qui lui servait à séduire tant d'autres princes : le mariage de sa fille. Déjà, en 1470, lorsque le duc Sigismond était venu...
Page 249 - ... château , les plus jolies filles de la ville et des environs montaient sur le donjon. Les jeunes garçons en costume élégant venaient en foule les assiéger. La musique sonnait la charge en jouant les airs les plus tendres. De part et d'autre il n'y avait pour armes que des fleurs ; on se jetait des bouquets , des guirlandes , des festons de rosés, et quand cette innocente artillerie était épuisée, quand le donjon et les glacis étaient jonchés des trésors de Flore, on battait la chamade,...
Page 16 - ... pas, dans toute sa fortune, de quoi payer toute la composition due à raison de ce crime, devra présenter douze personnes qui affirment avec serment qu'il ne possède, ni dans les entrailles de la terre ni sur sa surface, autre chose que ce qu'il offre. Puis il entrera chez lui, et prendra dans sa main de la terre recueillie aux quatre coins de sa maison. Ensuite, il se tiendra debout, à la porte et sur le seuil, le visage tourné vers l'intérieur; et, de la main gauche, lancera cette terre...
Page 377 - ... créneaux, ils lançaient des briques sur les assaillans. Le comte de Romont fit remplir le fossé de paille et de fascines ; puis le feu y fut mis. La flamme et la fumée enveloppaient le château ; les portes allaient être brûlées; tout à coup elles s'ouvrirent; le pont s'abaissa, et les Suisses tombèrent sur les Bourguignons. Ils les mirent en fuite. Le comte de Romont fut blessé. Ils parcoururent librement la ville , ramassèrent à la hâte des vivres dans les auberges et les cuisines,...
Page 249 - A Fribourg, sur la grande place, paraissait une forteresse en bois, ornée de chiffres, d'emblèmes et de devises analogues à l'esprit de la fête. Chargées de la défense du château , les plus jolies filles de la ville et des environs montaient sur le donjon. Les jeunes garçons en costume élégant venaient en foule les assiéger. La musique sonnait la charge en jouant les airs les plus tendres.

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