Les apologistes, ou La religion chrétienne prouvée par ses ennemis comme par ses amis

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Page 414 - Leur raison, qu'ils prennent pour guide, ne présente à leur esprit que des conjectures et des embarras; les absurdités où ils tombent en niant la religion, deviennent plus insoutenables que les vérités dont la hauteur les étonne ; et pour ne vouloir pas croire des mystères incompréhensibles, ils suivent l'une après l'autre d'incompréhensibles erreurs.
Page 388 - Ainsi, quand vous voyez passer comme en un instant devant vos yeux, je ne dis pas les rois et les empereurs, mais ces grands empires qui ont fait trembler tout l'univers ; quand vous voyez les Assyriens anciens et nouveaux, les Mèdes, les Perses, les Grecs, les Romains se présenter devant vous successivement, et...
Page 261 - Son silence éloquent disait assez à tous Que ce vrai tant cherché ne fut point fait pour nous. Mais lorsque, pénétré d'une ardeur ingénue, Un simple citoyen l'aborda dans la rue, Et que, disciple sage, il prétendit savoir Quel est l'état de l'homme, et quel est son devoir; Sur ce grand intérêt, sur ce point qui nous touche, Celui qui savait tout ouvrit alors la bouche; Et dictant d'un seul mot ses décrets solennels: "Aimez Dieu, lui dit-il, mais aimez les mortels.
Page 123 - Le théisme est une religion répandue dans toutes les religions; c'est un métal qui s'allie avec tous les autres , et dont les veines s'étendent sous terre aux quatre coins du monde. Cette mine est plus à découvert, plus travaillée à la Chine ; partout ailleurs elle est cachée, et le secret n'est que dans les mains des adeptes.
Page 209 - J'atteste le Dieu que je vais recevoir, et devant qui je vais paraître, que si j'ai paru peu chrétien dans mes actions, dans mes discours et dans mes écrits, ce n'a jamais été par conviction; que ce n'a été que par respect humain, par vanité et pour plaire à telles ou telles personnes.
Page 17 - De nos erreurs , tu le sais , cher Racine , La déplorable et funeste origine N'est pas toujours , comme on veut l'assurer , Dans notre esprit facile à s'égarer ; Et sa fierté , dépendante et captive , N'en fut jamais la source primitive : C'est le cœur seul, le cœur, qui le conduit, Et qui toujours l'éclaire , ou le séduit. S'il prend son vol vers la céleste voûte , L'esprit docile y vole sur sa route ; Si de la terre il suit les faux appas , L'esprit servile y rampe sur ses pas.
Page 149 - Des dieux que nous servons connais la différence : Les tiens t'ont commandé le meurtre et la vengeance ; Et le mien , quand ton bras vient de m'assassiner , M'ordonne de te plaindre et de te pardonner.
Page 68 - Il n'appartient qu'à lui d'expliquer son ouvrage, De consoler le faible, et d'éclairer le sage. L'homme, au doute, .à l'erreur, abandonné sans lui, Cherche en vain des roseaux qui lui servent d'appui.
Page 385 - Vous adorez un homme crucifié, à qui on ne peut plaire en jouissant de tous ces biens. Il rejette la joie , il aime les jeûnes et la chasteté stérile , et condamne le plaisir.
Page 261 - L'Homme-Dieu, qui pouvait l'instruire ou le confondre, A ce juge orgueilleux dédaigna de répondre : Son silence éloquent disait assez à tous Que ce vrai tant cherché ne fut point fait pour nous. Mais lorsque, pénétré d'une ardeur ingénue, Un simple citoyen l'aborda dans la rue, Et que...

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