Les œuvres de Jean Dehénault |
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aimer Alcimédon Amans Amant Amarante âme amis amour Ampuis Aristippe assez avez avoit Bayle beau beauté belle Berger Bergère Chapelle charme choses Claude Le Petit cœur comte d'Estrades connoissance consoler Cotolendi crime Cyrano de Bergerac d'Alcimédon d'estre DAPHNIS Dehénault Dieux douleur doux enfin esprit estat esté estoit estre éternelle ex meis foible foiblesse Fortune Fouquet Gassendi gloire Grimarest hazard Hélas Hesnault heureux homme honneste Iris j'ay jamais joüir jour l'âme l'amour l'Estat ladite laisse libertin Louis XIV Lucrèce madame Des Houlières mademoiselle de Scudéry maistre malheureux maux de l'opinion Mélisse Mercure galant mesme misérable Molière monde mort mourir nature Œuvres diverses Olympe OŒuvres Oronte passions peine penser peut-estre PHILÈNE plaisir plaisirs pleurer plûtost pourquoy privation qu'à qu'un quoy raison rendre rien sage sagesse Sapho sçais sçait sçauriez sçavez sçavoir sçay seroit seul seur soins sonnet sort soûpirs toûjours vertu veux vostre vray yeux
Popular passages
Page xlviii - Cyrano ne convenait point à des jeunes gens qui avaient déjà toute la justesse d'esprit que l'on peut souhaiter dans des personnes toutes formées. Mais le moyen de se débarrasser d'un jeune homme aussi insinuant, aussi vif, aussi gascon que Cyrano ? Il fut donc reçu aux études et aux conversations que Gassendi conduisait avec les personnes que je viens de nommer.
Page xxxix - Le mensonge n'est un vice que quand il fait du mal; c'est une très grande vertu, quand il fait du bien. Soyez donc plus vertueux que jamais. Il faut mentir comme un diable, non pas timidement, non pas pour un temps, mais hardiment et toujours.
Page xxv - Fantôme révéré sous un titre onéreux; Vois combien des grandeurs le comble est dangereux ; Contemple de Fouquet les funestes reliques, Et, tandis qu'à sa perte en secret tu t'appliques, Crains qu.on ne te prépare un destin plus affreux : Sa chute quelque jour te peut être commune.
Page xlviii - Bernier et à quelques autres jeunes gens auxquels il avait reconnu d'heureuses dispositions pour la philosophie, Cyrano, jeune homme vif et turbulent, voulut aussitôt entrer en société avec les disciples de Gassendi et il fallut bon gré mal gré l'y admettre après qu'il eut intimidé par ses menaces le maître et les disciples, à qui d'ailleurs il fit connaître par le brillant et les saillies de son esprit qu'il n'était pas indigne de cette faveur.
Page xxix - J'y rencontre partout un état sans douleur, Qui n'élève à mon front ni trouble ni terreur; Car puisque l'on ne reste, après ce grand passage, Que le songe léger d'une légère image, Et que le coup fatal ne fait ni mal ni bien, Vivant, parce qu'on est, mort, parce qu'on n'est rien ; Pourquoi perdre à regret la lumière reçue, Qu'on ne peut regretter après qu'elle est perdue?
Page xli - Chassés du hiiut du pavé, ils prirent et gardèrent la ruelle. Rien de grand chez eux ni de haute haleine. Ils ont vécu au jour le jour, en épicuriens de la gloire, heureux des roses et des faveurs de chaque matin, gaspillant à des riens mille grâces. « Quand on parcourt leurs œuvres décousues, inégales, sans...
Page xl - Nevers , les Des Houlières, Hesnault, Pavillon, Charles Perrault; voici l'anneau trouvé avec Fontenelle. Un double caractère de cette petite école est d'être à la fois en arrière et en avant, de tenir à l'âge qui s'en va et au siècle qui vient , d'avoir du précieux et du hardi ; enfin , de mêler dans son bel-esprit un grain d'esprit fort. Ce dernier point n'est vrai que de quelques-uns sans doute, mais l'est assez pour qu'on y voie un trait de caractère. SaintPavin, Hesnault...
Page xlviii - Cyrano étoit très avide de sçavoir et qu'il avoit une mémoire fort heureuse , il profitoit de tout, et il se fit un fond de bonnes choses dont il tira avantage dans la suite. Molière aussi ne s'est-il pas fait un scrupule de placer dans ses ouvrages plusieurs pensées que Cyrano avoit employées auparavant dans les siens.
Page 4 - Tu peux tout mettre en paix et sur mer et sur terre ; Car que ne peux-tu point sur le dieu de la guerre? Souvent ce dieu si fier, vaincu par tes appas, Dépose sa fierté pour languir dans tes bras; Sa tête est sur ton sein nonchalamment penchée. Et l'amour tient son âme à ta bouche attachée; Ses yeux étincelants errent sur ton beau corps, Et nourrissent ses feux...
Page xlviii - Luillier n'épargna rien pour donner une belle éducation à Chapelle, jusqu'à lui choisir pour précepteur le célèbre M. de Gassendi, qui, ayant remarqué dans Molière toute la docilité et toute la pénétration nécessaires pour prendre les connaissances de la Philosophie, se fit un plaisir de la lui enseigner en même temps qu'à MM. de Chapelle et Bernier. « Cyrano de Bergerac, que son père avait envoyé à Paris, sur sa propre conduite, pour achever ses études, qu'il avait assez mal...


