Voyage aux Indes orientales et à la Chine fait par ordre de Louis XVI depuis 1774 jusqu'en 1781...., Band 1

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Dentu, 1806 - 572 Seiten
 

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Seite 50 - ... attentions bienveillantes. L'usage commun et général est de n'en avoir qu'une, mais dans certaines castes on en a plusieurs, et la polygamie n'est pas rare chez les rajas, qui ne se gênent point à cet égard. Une simple pièce de toile, qu'on appelle pagne, fait l'habillement des femmes, et les couvre par deux ou trois tours depuis la ceinture jusqu'aux pieds; un bout de cette même toile, après avoir passé sur les épaules et sur la tête , vient tomber sur la gorge; mais souvent elles...
Seite 247 - Que vous importe, lui dit l'autre, que ces fruits soient mangés ou par vous ou par moi , puisqu'ils sont destinés à nourrir le même corps? — J'ei\ conviens; mais leur saveur affecte délicieusement votre palais , et je ne serais pas fâchée de goûter le même plaisir...
Seite 51 - ... mille livres de notre monnaie. La plupart des femmes portent à chaque bras, de même qu'au-dessus de la cheville du pied , dix à douze anneaux d'or , d'argent , d'ivoire ou de corail : ils jouent sur la jambe, et font, quand elles marchent, un bruit qui leur plaît beaucoup ; leurs doigts des mains et des pieds sont pour l'ordinaire garnis de grosses bagues ; elles teignent en noir le tour des yeux, pour leur donner plus de vivacité ; elles teignent aussi en rouge la paume de la main et la...
Seite 81 - ... danseuses. Elles se consacrent à honorer les Dieux , qu'elles suivent dans les processions , en dansant et chantant devant leurs images. Un ouvrier destine ordinairement à cet état la plus jeune de ses filles , et l'envoie à la pagode avant qu'elle soit nubile. On leur; donne des maîtres de danse et de musique : les brames cultivent leur jeunesse , dont ils dérobent les prémices ; elles finissent par devenir femmes publiques.
Seite 57 - ... au point d'en attacher aux narines.... Les veuves quittent leurs joyaux, et ne portent qu'une seule toile blanche qui fait le tour du corps, et dont un des bouts , passant de droite à gauche , leur couvre le sein et revient sur l'épaule droite, après avoir passé sur la tête. » Telles étaient les populations au milieu desquelles je voyageais. Dans le cours de la journée , mes boès firent plusieurs haltes dans les chauderies les mieux fournies et les plus fréquentées.
Seite 48 - Indous une abomination regardée comme le plus grand des crimes; quiconque s'en rend coupable est déchu de sa caste. Les Indiens ont en horreur toute liqueur ou boisson forte, capable d'enivrer; il n'ya que les castes les plus viles qui en boivent, et si les autres en font usage, c'est dans le plus grand secret: ces peuples détestent l'ivrognerie, à cause de l'état honteux où elle réduit ceux qui s'y livrent. Leurs festins respirent la frugalité, la tempérance et la simplicité des hommes...
Seite 108 - Un indien croira faire une bonne œuvre en sauvant la vie à des insectes, des serpens et autres animaux ; tandis qu'il laissera périr un paria plutôt que de lui tendre la main pour le retirer d'un précipice , dans la crainte de se souiller en le touchant. Les parias...
Seite 169 - L'usage le plus commun est qu'aussitôt après la mort du mari, s'il est Brame, on place la femme devant la porte de sa maison, dans une espèce de chaire, dont la couverture est ornée ; on bat du tambour, on sonne continuellement de la trompette. La femme ne mange plus, ne fait que mâcher du bétel, et prononce sans s'arrêter le nom du dieu de sa secte. La victime s'est parée chez elle de ses bijoux et de ses habits les plus beaux ; ses amis, ses parents l'accompagnent au son des tambours, des...
Seite 52 - ... de corail; ils jouent sur la jambe, et font, quand elles marchent, un bruit qui leur plaît beaucoup; leurs doigts des mains et des pieds sont pour l'ordinaire garnis de grosses bagues ; elles teignent en noir le tour des yeux, pour leur donner plus de vivacité; elles teignent aussi en rouge la paume de la main et la plante des pieds avec l'infusion des feuilles de mindi. Le mindides Indiens est l'arbrisseau que les Arabes nommeqt henné ou hanna, et les Turcs hanna.
Seite 335 - ... particulière qu'il leur a confiée : il veut qu'on leur rende des hommages divins , mais différens de ceux qu'on lui rend à lui-même. Ces divinités secondaires répandues dans toute la nature , président à tout ce qu'elle renferme ; le ciel , les étoiles , les régions aériennes , la terre , les enfers , les montagnes , les bois et les rivières , tout a sa divinité tutélaire ; les villes et les bourgades en ont également qu'on nomme Calli 1 3 et 1 C...

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