Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne, Volume 2

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Chez F. Schoell, 1811 - Mines and mineral resources
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Page 68 - Un tel voyage, continue le même auteur, est une sorte d'analyse pratique de l'origine des peuples et des états. On part de l'ensemble le plus composé pour arriver aux données les plus simples; on voyage en arrière dans l'histoire des progrès de l'esprit humain; on retrouve dans l'espace ce qui n'est dû qu'à la succession du temps'.
Page 336 - Nulle part on ne reconnoît mieux l'ordre admirable avec lequel les différentes tribus de végétaux se suivent comme par couches les unes audessus des autres, qu'en montant depuis le port de la Vera-Cruz vers le plateau de Perote.
Page 38 - Le royaume de la Nouvelle Espagne est, de toutes les colonies des Européens sous la zone torride, celle dans la quelle il ya le moins de nègres. On peut presque dire qu'il n'ya point d'esclaves. On parcourt toute la ville de Mexico sans trouver un visage noir. Le service d'aucune maison ne s'y fait avec des esclaves. Sous ce point de vue surtout, le Mexique offre un contraste bien grand avec la Havane, avec Lima et Caraccas.
Page 42 - Cordada); l'isolement et le désespoir augmentent leur férocité naturelle. Déportés à la Vera-Cruz et à l'île de Cuba , ils y périssent bientôt comme tout Indien sauvage, que l'on transporte du haut plateau central dans les régions les plus basses, et par conséquent les plus chaudes.
Page 44 - Martin et à ceux de ses descendans qui posséderont » mon majorat et mes fiefs après lui , de prendre toutes » les informations possibles sur les droits que l'on peut » légitimement exercer sur les prisonniers. Les naturels » qui , après m'avoir payé des tributs , ont été forcés à » des services personnels , doivent être dédommagés , si » dans la suite il était décidé qu'on ne pût pas demander
Page 336 - C'est là qu'à chaque pas on voit «changer la physionomie du pays, l'aspect du ciel, le port «des plantes, la figure des animaux, les mœurs des habi« lans et le genre de culture auquel ils se livrent.
Page 22 - Lorsque l'abbé Chappe, plus célèbre par son courage et son dévouement pour les sciences que par l'exactitude de son travail, arriva en Californie, il y trouva déjà établi l'astronome mexicain. Velasquez s'était construit, en planches de mimosa, un observatoire à Sainte-Anne. Ayant déjà déterminé la position de ce village indien, il apprit à l'abbé Chappe que l'éclipse de lune du 18 juin 1769 serait visible en Californie. Le géomètre français douta de cette assertion jusqu'à ce...
Page 111 - La ville est grande comme Séville ou Cordoue. Les rues sont très-droites et très-larges , les unes moitié à sec , les autres moitié occupées par des canaux navigables garnis de ponts de bois très-bien faits et si larges que dix hommes à cheval y peuvent passer à la fois. Le marché, deux fois grand comme celui de Séville, est entouré d'un portique immense sous lequel on expose toutes sortes de marchandises...
Page 280 - Cortés avec cette simplicité de style qui caractérise ses écrits , sont mieux vêtus que ceux que nous avons vus jusqu'ici. Les gens aisés portent des manteaux par-dessus leurs habits; ces manteaux diffèrent de ceux d'Afrique, car ils ont des poches, quoique la coupe, le tissu et les franges, soient les mêmes. Les environs de la ville sont très-fertiles et bien cultivés; presque tous les champs peuvent être arrosés, et la ville est plus belle que toutes celles d'Espagne, car elle est bien...
Page 3 - ... que Humboldt avait déjà remarqué au terme de son voyage en Amérique lorsqu'il écrivait : « Depuis la paix de Versailles, et surtout depuis l'année 1789, on entend souvent dire avec fierté : « Je ne suis point Espagnol, je suis Américain », mots qui décèlent un long ressentiment...

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