Histoire d'Aroudj et de Khaïr-ed-din, fondateurs de la régence d'Alger: chronique arabe du xive siècle, Volume 2

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J. Angé et cie, 1837
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Page 297 - Durant cette mêlée, et pendant que les troupes se rapprochaient insensiblement des murs de la ville, le désordre et la confusion furent si grands, que les chevaliers de Malte, qui s'étaient avancés bien en avant d'une partie de l'armée musulmane , se consultèrent un instant pour Savoir s'ils ne pénétreraient pas pêle-mêle avec les Maures dans la ville.
Page 121 - ... dans la débauche même, ils mentaient souvent à leur religion et à leurs serments. « Enfin, pour terminer ce parallèle, nous ferons remarquer qu'à l'exemple de Villaret et des hospitaliers ses compagnons, les fondateurs de la régence choisirent le point central de leur puissance immédiatement dans le voisinage des nations chrétiennes, dans un lieu fort par ses dispositions naturelles, et autour duquel toutes ces nations viennent former un demi-cercle. Là, ne vivant que par la guerre,...
Page 299 - ... Bab-Azoun. Ce fut alors aussi qu'on vit paraître Hassan, monté sur un cheval magnifique, revêtu de son costume de guerre le plus somptueux ; il s'avançait suivi de sa cavalerie et d'un grand nombre de fantassins. Au premier abord, les chevaliers, groupés à l'entrée du faubourg , essayèrent de faire tête ; mais ils n'y purent réussir, et prirent la fuite, avec le dessein de se réunir de nouveau dans un défilé de petites collines situé près .du Pont des Fours. En effet, la position...
Page 122 - Knliii lorsque l'on porte son attention sur la chute de cet État barbaresque, on y trouve de nouveaux rapports avec la ruine de Rhodes succombant devant les armes de Soliman ; c'est que des puissances se trouvant dans les mêmes conditions, des puissances parasites, si l'on peut s'exprimer ainsi, fondées dans le même but, sq soutenant par les mêmes moyens d'oppression et de violence, ne pouvaient manquer d'avoir la même destinée.
Page 119 - Les premiers emplois correspondaient les uns aux autres, à peu de chose près du moins, dans les deux républiques militaires. A Rhodes, le chef de l'armée était celui-là même qui en conduisait la haute administration; à Alger, l'aga remplissait les doubles fonctions de ministre de la guerre et de commandant de l'armée. Au grand commandeur répondait le casnadj, au commandant de l'arsenal, l'oukil-hardj; à l'amiral, Vamirantede lámar, et ainsi de suite.
Page 116 - Ne sont-ce pas des choses du tout insupportables? n'est-ce pas une honte et un opprobre à nous Ottomans d'en différer davantage le châtiment et la vengeance? Pour ce faire, j'ai envoyé ici autant de vaisseaux, de canons, de soldats et de bons capitaines, que s'il était question de conquérir un grand royaume. » Nous ne savons jusqu'à quel point on peut croire que ce discours fut réellement prononcé par le sultan avant le siège de Rhodes, mais il résume merveilleusement tous les griefs...
Page 298 - Hassan-Aga, d'ailleurs, ne leur laissa guère le loisir de la réflexion : rentré avec la plus grande partie des siens , et se voyant pressé par les casaques rouges ( c'est ainsi qu'il appelait les chevaliers de Malte qui lui inspiraient toujours grande terreur ), il nt promptement fermer la porte de Bab-Azoun , laissant ainsi beaucoup d'Algériens à la merci de l'ennemi.
Page 372 - Pour y parvenir, ils consacrèrent à cet établissement un grand espace qu'il fallut creuser dans le rocher, au milieu des maisons et des mosquées avoisinant le rivage , puis ils fermèrent du côté de la mer ce nouvel arsenal par une batterie barbette couronnant deux grandes voûtes que l'on distinguait d'assez loin , au large, pour qu'elles . n'aient été oubliées sur aucune vue, aucune carte d'Alger, à quelque époque qu'elles 'appartiennent.
Page 298 - Hassan -Aga rassemblait ses soldats sur les remparts, et commençait déjà à assaillir les chevaliers d'une grêle de balles, auxquelles on joignait des pierres, des traits et une foule de projectiles qui en blessèrent un grand nombre. Ceux-ci voyant qu'on ne les avait pas suivis, et que c'était en vain qu'ils attendaient du secours, prirent le parti de la retraite, ce qu'ils firent en surmontant de grandes difficultés et même avec des pertes nombreuses, car les Turcs pouvaient juger du haut...

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