De l'organisation de l'enseignement dans l'Université de Paris au Moyen-Âge

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Dezobry, 1850 - 229 pages
 

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Page 40 - Ils s' associaient aux truands et aux malfaiteurs, battaient le pavé en armes pendant la nuit, violaient, assassinaient, volaient avec effraction. Les fêtes célébrées par les nations en l'honneur de leurs patrons, au lieu d'être une occasion d'édification, n'étaient qu'une provocation à l'ivrognerie et à la débauche. Les étudiants parcouraient les rues de Paris en armes , troublaient de leurs cris le repos du bourgeois paisible, maltraitaient le passant inoffensif. En 1276 ils jouèrent...
Page 149 - A chaque acte que l'on passait, il était d'usage de donner un repas ; le festin le plus considérable était réservé pour l'aulique, et, comme on disait, pour la fête du, doctorat. On invitait toute la Faculté, parfois tous les maîtres ès-arts de sa nation, les bacheliers formés, les licenciés, ses amis, etc. Dès 1311, Clément V défendit dans le Concile de Vienne de dépasser la somme de 3,000 tournois à l'occasion du doctorat (environ 2,380 fr.).
Page 66 - On ne disait pas au moyen-âge faire un cours de morale, mais lire un livre de morale. Au lieu de suivre un cours, on dit toujours entendre un livre (audire, legère librum ). A.
Page 88 - Vives , en 1531 8 ; on dispute pendant le dîner, on dispute après dîner; on dispute en public, en particulier, en tout lieu, en tout temps. Les boursiers des collèges disputaient tous les samedis ; chacun était Méra. contre Ph. de Thori. B. IV, 287. B. IV, 390; — V, 874. HNÀ. 1408, 1
Page 38 - ... élèves. L'étudiant était réclamé par son maître à la prison du Châtelet; c'était son maître qui présidait à ses actes lorsqu'il prenait ses grades. Avait-il besoin de quelque dispense, de quelque faveur? Son maître la demandait pour lui à l'assemblée de la Nation ou de la Faculté. Les étudiants s'attachaient ordinairement à un maître de leur pays, pour conférer plus librement avec lui, et lui demander des explications en dehors des leçons ''. Les étudiants et les maîtres...
Page 147 - ... à exercer officiellement et définitivement les actes posés jusque-là à titre d'apprenti. Quant à la maîtrise ou l'incorporation dans le groupe des maîtres, les actes qu'elle comprenait (vespéries, aulique et resompte) étaient plutôt honorifiques. Suivant la juste remarque de Thurot, « la maîtrise était à la licence ce que les noces sont à la bénédiction nuptiale ». Les maîtres actu régentes, ou ceux qui après leur maîtrise exerçaient le professorat effectif et ne se...
Page 61 - La cotisation imposée par la nation aux candidats était fixée d'après leur revenu présumé. L'unité de compte était appelée bourse (bursa); une bourse était la somme que le candidat dépensait pour son entretien, déduction faite du loyer de sa chambre et du salaire de son domestique4.
Page 30 - Notice des hommes les plus célèbres de la faculté de médecine en l'université de Paris, depuis 1110 jusqu'en 1750, extraite du manuscrit de feu Thomas-Bernard Bertrand, communiquée par son fils , et rédigée par Jac.-Alb.
Page 43 - Priscien , un cours ordinaire et un cours extraordinaire sur les topiques et les elenchi d'Aristote. Il fallait avoir suivi, ou suivre, au moment où l'on se présentait, un cours sur le livre des six principes , le traité des divisions de Boèce...
Page 43 - Pour être admis à déterminer, il fallait être âgé de 14 ans au moins, avoir suivi pendant deux ans un cours de logique à Paris ou dans une autre Université qui comptât au moins six régents , et être dans la troisième année du cours de logique. Le candidat avait dû suivre un cours ordinaire et au moins deux cours...

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