Éloge du roi de Prusse

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F. Maurer, 1789 - 190 pages
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Popular passages

Page 116 - Je ferai furement mon devoir dans l'occafion; mais fouvenez - vous toujours, mon cher Marquis, que je ne difpofe pas de la fortune &, que je fuis obligé d'admettre trop de cafuel dans mes projets , faute d'avoir les moyens d'en former de plus folides. Ce font les travaux d'Hercule que je dois...
Page 147 - ... de ce qu'une aile de cavalerie, bien commandée, peut exécuter à la guerre; ce n'est que là qu'on voit huit ou dix mille chevaux faire des charges générales de plusieurs centaines de pas, s'arrêter en ordre après les avoir faites, et, quelquefois, les recommencer d'un second mouvement contre une nouvelle ligne ennemie, qui est supposée se présenter.
Page 70 - Mais qu'il y avait loin de cette manœuvre qu'Epam inondas fit avec cinq à six mille hommes dans une petite plaine où il pouvait tout conduire, tout voir, tout réparer, à en faire l'application à nos grandes armées allongées à perte de vue dans des terrains coupés et inégaux, tels que ceux que nous recherchons aujourd'hui pour combattre ! qu'il fallut à Frédéric de talent et d'art pour s'approprier cette combinaison, et pour la transporter sur une échelle aussi immense !...L'exemple...
Page 15 - Guibert commence par retracer aux yeux de ses lecteurs la situation politique de l'Europe au moment où son héros monta sur le trône. Ce morceau, qu'on a trouvé généralement assez bien fait , débute cependant par une étrange bévue. « En Russie, dit-il, Anne, nièce de Pierre, portée sur le trône par un de ces coups de fortune, au préjudice du malheureux Ivan , y pense moins à régner qu'à semer sa vie de fleurs....
Page 45 - Guibert , une de ces batailles de grand « maître où le génie fait tout plier devant lui , " qui sont gagnées dès le début et presque sans « contestation , parce qu'il ne reste pas à l'ennemi » déconcerté la possibilité de rétablir le désordre.
Page 160 - ... ni dans la beauté des formes, ni dans une attitude d'apprêt, ni dans l'habitude d'un grand rôle, ni dans un extérieur de magnificence, mais qui, avec le maintien le plus simple, malgré un costume quelquefois négligé jusqu'au cynisme, venoit toute de son âme, de son caractère, et sans doute aussi de cej>restige de gloire, qui, comme une vapeur divine, étoit répandu sur sa personne et l'environnoit tout entière.
Page 22 - ... ce qui les rend fi incertains, fi mobiles, fi remplis de petits goûts , & fi promptement blafés fur tous les plaifirs ; le...
Page 117 - Je ne fais fi je furvivrai à cette querelle; mais:je fuis bien réfolu, fi cela arrive , de paffer le refte de mes jours dans la retraite , -au fein de la philofophie & de l'amitié. Dès que la -correfpondance deviendra plus libre, vous me ferez plaifir de m'écrire plus fouvent. Je ne fais où nous aurons nos quartiers d'hiver. Ma maifon à Breflau a péri durant le bombardement.
Page 71 - L'exemple de César à Pharsale lui enseigna l'usage des troupes placées en potence ou en crochet aux ailes, et c'est là sans doute qu'il prit la méthode constante d'avoir des brigades de flanc, et de placer derrière la pointe de ses ailes de cavalerie des réserves de hussards en échelon ou en colonne pour envelopper l'ennemi au moment de la charge. Il ya ainsi des leçons de tout genre parsemées dans les débris des siècles ; les générations passent et repassent sans les mettre à profit,...
Page 147 - ... de prix. Il va se placer au-devant d'elles et sur leur flanc, en faisant figurer par quelques cavaliers la pointe de l'aile ennemie. Au signal, la lice s'ouvre, tout s'ébranle, le mouvement s'accélère par degrés, la terre retentit au loin, bientôt on ne voit plus qu'un nuage de poussière, au milieu duquel on entend comme l'approche d'un torrent ; la ligne va toucher à l'ennemi, elle baisse la main, s'élève sur ses étriers, et présente le fer avec de grands cris ; le but est atteint...

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