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petit météore qui parait un moment dans cet | amas de vapeurs qui entourent la terre, &

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Un colporteur ne se chargera pas d'un Virgile, d'un Horace , mais d'un livre nouveau, fût-il détestable. Il yous tire à part, & vous dit, Monsieur, voulez-vous des livres de Hollande, des nouveautés ? | ;

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Peut-être ce goût universel pour la nouveauté est-il un bienfait de la nature. On

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maximes ; mais si nous les avions toujours suivies , nous mangerions encore du gland, nous coucherions à la belle étoile, & nous n'aurions eu ni Corneille , ni Racine, ni Moliere, ni Poussin , ni le Brun, ni le Moine, ni Pigale.

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• Il faut avouer que le poëme séculaire d'Horace est un des plus beaux morceaux de l'antiquité, & que l'hymne, Ut queant laxis, est un des plus plats ouvrages que nous ayions eus dans les tems barbares de la décadence de la langue latine. L'église catholique dans ces tems-là cultivait mal l'éloquence & la poésie. On sait bien que DIEU préfere de mauvais vers récités avec un cœur pur , aux

· plus beaux yers du monde bien chantés par

des impies. - Mais enfin de bons vers n'ont jamais rien gâté, toutes choses étant d'ailleurs égales. Rien n'approcha jamais parmi nous des jeux séculaires qu'on célébrait de cent dix ans en cent dix ans. Notre jubilé n'en est

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