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France , tant prétendues réelles que Romanesques & Satyriques.

. On avoit, dit Mlle. de Montpenfier, affiegé » Courtrai en Novembre 1683. Mr. de Vermandois a partit pour s'y en aller. Il y avoit peu qu'il étoit », revenu à la Cour. Le Roi n'avoit pas été con. » tent de la conduite , il s'étoit trouvé dans des „ débauches, & il ne le vouloit pas voir. Il étoit . fort retiré, sans voir personne, & ne sortoit que es pour aller à l'Académie, & le matin pour aller à a la Melle. Ceux qui avoient été avec lui n'é. » toient pas agréables au Roi. Ce sont de ces » Histoires que l'on ne fait point, & qu'on ne voudroit

pas

savoir. Cela donne beaucoup de , chagrin à Mlle, de la Valière.

Il fit une con feffion générale, & l'on croyoit qu'il se fût fait

un très honnête homme..... Mad. de Mon. ,. tefpan m'envoya un Courier (à Eu). Elle m'é. ., crivit que Mr. de Vermandois étoit mort, & que

le Roi avoit donné fa Charge d'Amiral au Comte

de Toulouse. Il tomba malade au siège de Coura 72 trai d'avoir bu trop d'eau de vie. On dit qu'il ,, avoit donné de grandes marques de valeur & de

courage , & on ne parloit de son esprit & de fa » conduité, que comme l'on a accoutumé, selon que

l'on aime les Gens", &c.

L'Auteur en question parle aussi en détail de Cosrou (Mr. Chauvelin) & de la disgrace: mais il paroit en avoir ignoré la véritable cause. Le Cardipal de Fleury, qui se défioit depuis quelque tems du Garde des Sceaux, découvrit qu'il avoit tâché par des promesses & des présens d'engager un de les plus fidèles Domestiques à le trahir. C'étoit le Sr. Barjac, Valet de chambre & Favori du Cardinal, que Mr. Chauvelin Collicitoit à trahir fon Maitre en le priant de lui raporter tout ce qui se

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Frate, tant pretendues réelles que Runnene

& Satycques.

Hacies que

On arost, dit Milede Montpraxe, alle » Coutte ai en Novembre 1683. Mr. de Vitamine o parci pour s'y en aller

. Il y avoit pea qu'il ca o itenu à la Cour. Le Roi n'avoit pas été con

tent de la conduite, il s'étor trouvé dans da deuces, & il ne le vouloir pu voir. Il tute ICT texte, lans voir personne

, de foroi qe » per als a l'Académie, & le matin pour aller à on Helle. Ceux qui avoient été arc in die u to eat pas agréables au Roi

. Ca font de cs l'on ne fait point, & qu'on t Foudront pas laroir

. Cela donne beaucoup é Chain Mlle

, de la Valiere. Il fit wie ma n fein generale, & l'on croyoit qu'il le fair

tra très for.nête homme ..... Mad. de noty se m'envoya en Courier (à Eu). Elle : , ara que Mr.de Vermandois étoit mort

, & sie quc'i donné la Charge d'Amiral au Cees

de Trabz Il tomba malade au siège de cor go the savoir bu trop d'eau de vie. On dit qui

acist dorne de grandes marques de valeurák , mwaze, & on ne parloit de son esprit &deh us conduite, que comme l'on a accoutumé, laba que

l'on aime les Gens", &c.

L'Auteur en queftion parle aussi en détail de
Costou (Mr. Chauvelire

) & de fa disgrace

: mus? pasoir en avoir ignoré la véritable cause

. Le C4u dinal de Flewy, qui se défioit depuis quelque tem du Garde des Sceaux, découvrit qu'il avoit tàctá per des promelīcs & des présens d'engager un de

disoit de lui chez son Eminence, & à lui donn part des choses que le Cardinal ne jugeoit pas propos de communiquer au Garde des Sceaux.

Barjac , qui avoit constamment refusé de se prêt aux noirceurs, de Mr. Chauvelin , se feroit tû peu être: mais ce Ministre ayant imprudemment vou le prévenir, en inspirant contre lui des soupçons son Eminence , s'enferra de lui-même, fut convaing d'ingratitude & de trahison, & réduit ad meta non loqui. Vous pouvez compter, Monsieur, si cette Anecdote qui m'a été communiquée par u Seigneur des plus distingués , & employé avec succ dans les Négociations les plus délicates, qui me fa l'honneur d'être de mes Amis. En voici une second que ce même Seigneur m'a racontée ; elle n'e pas moins curieuse que la prémière. Ces deu traits d'Histoire Secrette n'auroient pas mal figur dans les Mémoires de Perse.

Mr. Chauvelin, devant remettre au Lord Wa degrave, alors Ambassadeur de S. M. Brit. à Cour de France, un Mémoire sur quelques print de Marchands, lui donna par mégarde un Pla pour placer le Prétendant sur le Trône d'Ang! terre. Ce Ministre s'étant aperçu "peu après a fon énorme qui pro quo , courút chez l'Ambassadeu & le pria instamment de lui rendre ce papier : C lui-ci eut l'imprudence, dirasje, ou la foiblesse d le remettre.

Je pourrois raporter quantité d'autres traits pe connus du Public, concernant les principaux Persor. nages dont il est parlé dans cet ouvrage; & je m flatte qu'ils seroient reconnus pour autentiques pa tous ceux qui possèdent le mieux la Carte del Cour de France. Mais je ne me suis pas propos d'en faire l'Histoire Secrette, je me borne à vou faire part de quelques-unes de mes remarques fu celle de Perfe.

J!

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les plus fidèles Domestiques à le trahir

. Cetait le St. Barfar, Valet de chambre & Favori du Cardinal que Mr. Chauvelin sollicitoit à trahir fon Mai tre, en le priant de lui raporter tout ce qui de

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J'y trouve plusieurs fautes d'Omiffon & de com. mision, & il me paroit que l'Ouvrage languit déja vers le milieu, mais beaucoup vers la fin. L'Au. teur se tait sur la fameuse Neutralité d'Hanover, qui lui auroit fourni de quoi glaner après les autres. Il ne dit rien de la Négociation de Hanau en 1743, qui a fait tant de bruit, & dont on a presque entierement adopté le Plan & les conditions dans le Traité Préliminaire de paix qui vient de se conclure entre la Reine de Hongrie & l'Electeur de Bavière. Ce qu'il dit de Ceilan , & des Ceilanois (Hollandois) tait voir qu'il est peu au fait des affaires de ce Païs, & de la constitution de sou Gouvernement. Il ett faux, par exemple, que les Villes de la Barrière aient été engagées par la Maison d'Autriche à cette République pour sureté des sommes considérables qu'ebo le lui doit. Tout le monde sait ce qui en ett, & il faut que notre Auteur n'ait eu aucune connois. fance du Traité de Barrière de l'an 1715, qui est pourtant atiez public.

Ûu lit encore à la page 239 un trait fort avanture. Cha Sephi, dit-il, craignant que les Golcondois de lui fiflent payer cher la complaisance qu'il avoit eue de leur avoir laisse parler l'Indus fans coup férir, laissa Calafe Sult 2x , Az.; c'ett-à-dire que S. M. Très Chrétienne rent eu la complaisance de laisser passer le Rbin aua Arctrichiens, sans coup fèrit, Mais sur quel fonacinent l'Auteur hazarde-t-il comme un fait certain une Anecdote fi apocrypno & fi peu vraisemblable, lui qui à la page précéderre ne l'avoit donnée que comme un simple soupço! : En vérité c'est être bien hardi, que d'ôter atsurer 45 pareilles choses sur des bruits vagues , ou fur je ipéculations creuses de quelques Politiques de Cattes. Aucun Gazetier jusqu'ici ne s'étoit permi cette bl. cençe : il y en a pourtant de bien téméraires.

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483 BIBLIOTHEQUE Rafsonne',

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Ice: le tait fur la fameuse Neutralité d'Hexaceri

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qui a tak tant de bruit, & dont on a presque
1.crement adopte le Plan & les conditions dans le
Trac Preliminaire de paix qui vient de le concure
esite la Reine de Hongrie & l'Ele&teur de Besire.
Ce qu il dir de Ceilan , & des Ceilano's (Hollandos

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& de la conftitution de lou Gouvernement

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faus, par exemple, que les villes de la Baridi

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Mais fur quel fonde. : l'Auteur hazarde.M
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Ccace; il y en a pourtant de bien téméraires

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Avril, Mai & Juin, 1745. Je passe quantité d'autres méprises semblables ne vous dis rien de la partialité très marquée de Auteụr pour la France, vous en avez été fra comme moi. Vous comprenez, Monsieur, mon dessein n'est pas de vous envoyer une criti en forme d'un Livre lâché par l'Auteur & l'Im meur, pour amuser le Public,

ad utilitatem qu. ipforum. Au reste quelqu'un a dit très juitein que bien en prend à l'Auteur que le plus gt nombre de les Lecteurs d'ait pas imprimée la tête la Carte & l'Histoire de la veritable fie, afin de ne point découvrir à chaque pas tautes Géographiques, Topographiques, & H riques que la fiction Perfane l'a obligé de faire. auroit

pu

facilement éviter ces incongruités, çant la scène dans les Sévarambes, dans la nouv Athlantide, ou dans quelque Région inconn où il eût été le maitre de placer les Fleuves, Rivières & les Royaumes à son choix.

Quant à l'Auteur, il eit lagement resté derr le rideau , & selon les aparences il fera bien s'y tenir. A fon Itile & ses sentimens, on voit est François de naissance & de lyftême. On soupçonner même qu'il est Protestant, en lisane Reflexions sur le Rapel des Protestans en ce. Quoique ses Reflexions politiques à ce i soient en quelque façon un vrai bors-d'ouvre, ne peut disconvenir qu'elles ne soient égalem juftes & solides. En voila trop fur cette mati Monsieur, & beaucoup plus peut-être que vou m'en demandiez Pardonnezi la prolixité de Lettre au plaisir que j'ai de m'entretenir avec vo Je la finis, en vous alsurant que je luis, wc. A. çe 15 Juin 1745.

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(a) L'abondance des matières & quelques Articles qu'on s'é-
toit engagé d'insérer dans ce Volume, nous oblige de supprimer
cette fois les Nouvelles Litteraires, & de les renvoyer au Volume
Suivant.

Τ Α.

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