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DE

NAPOLÉON PREMIER.

ANNÉE 1811.

17535. — A M. DE CHAMPAGNY, DUC DE CADORE,
MINISTRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES, À PARIS.

Paris, 1'' avril 1811.

Monsieur le Duc de Cadore, je pense qu'il faut donner ordre au général Lauriston de partir. Il faut qu'il soit parti avant dimanche. Il passera par Dresde, où il pourra s'arrêter deux ou trois jours. Il se mettra au fait de toutes les nouvelles et des intérêts de ce pays. De là il ira à Berlin, où il restera deux ou trois jours et se fera présenter à la cour. Je pense que de Berlin il devra passer par Stettin et par Danzig. Il pourra également rester deux jours à Danzig pour sy reposer ; de là il se rendra, par Kænigsberg, Tilsit et Riga, à Saint-Pétersbourg. Il doit s'arrêter deux jours à Kænigsberg; il peut aussi s'arrêter deux jours à Riga; de sorte que, sans le voyage, il aura douze jours de séjour; ce qui, avec à peu près seize jours de route, fera un mois. En partant le 3 ou 4 avril, il sera le 3 ou le 4 mai à Saint-Pétersbourg. Je pense qu'il est important qu'il parte, et nécessaire qu'il n'arrive pas trop vite, afin que toutes les nouvelles des mouvements sur Danzig aient le temps de s'éclaircir à Saint-Pétersbourg. Tout ce qu'il aura vu à Dresde et à Berlin, il vous le mandera par un courrier de M. de Saint-Marsan , qu'il expédiera de Berlin. Tout ce qu'il aura vu à Stettin, Danzig et Kenigsberg, il vous l'écrira par un courrier qu'il fera partir de cette dernière ville ; de sorte que nous recevrons de lui deux courriers.

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Remettez-moi sous les yeux les instructions à lui donner. Donnezlui copie des articles secrets et de toutes les pièces qu'il doit connaitre. Dans les instructions, expliquez-lui bien notre situation actuelle et ce qui s'est passé depuis Tilsit et Erfurt et la convention polonaise. Faiteslui bien comprendre toutes les questions sur les affaires maritimes et de commerce, qu'il doit très-peu connaître, et les réponses à faire sur les prétendus neutres et les bâtiments américains, etc.

NAPOLÉON.

D'après l'original. Archives des affaires étrangères.

17536.-- A M. DE CHAMPAGNY, DUC DE CADORE,

MINISTRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES, À PARIS.

Paris, 1er avril 18u.

Monsieur le Duc de Cadore, je pense que vous devez écrire à M. de Saint-Marsan de passer une convention avec la Prusse, pour que, indépendamment de la communication directe avec Stettin, je puisse aussi communiquer du Mecklenburg, où j'ai des troupes, avec Stettin. Il ne vous échappera pas que cela serait très-économique pour la Prusse, puisque, ce dernier trajet étant plus court, elle aura à nourrir mes troupes pendant moins de jours.

NAPOLÉON.

D'après l'original. Archives des affaires étrangères.

17537. — A M. DE CHAMPAGNY, DUC DE CADORE,

MINISTRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES, À PARIS.

Paris, 1er avril 18u.

Monsieur le Duc de Cadore, je lis votre rapport du 14 mars. Je vois avec peine son contenu. Vous ne deviez pas écrire à mes ministres relativement aux girofles sans avoir pris mes ordres. Mon intention n'a jamais été que ces marchandises ne payassent pas les droits. Je ne suis donc plus étonné de ce qui a été dit, que nous avions l'intention d'obliger nos alliés à recevoir nos denrées franches de droits. Ainsi, par la tournure que vous lui avez donnée, une affaire assez simple a été dans le cas de me

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