Lettres retenues: correspondance confisquée des déportés de la Commune en Nouvelle-Calédonie

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Le cherche midi éditeur, 2001 - Exile (Punishment) - 170 pages
Plus de 31 000 communards furent tués par les troupes versaillaises. La répression ne s'arrêta pas aux massacres de la semaine sanglante. Du mois de mai au mois de septembre 1871, 25 000 insurgés de la Commune ou simples suspects sont jetés dans les forts et les îles de l'Océan, de Cherbourg à la Gironde. 4 000 prisonniers sont condamnés à la déportation en Nouvelle-Calédonie. 3 000 sont condamnés à la déportation simple sur l'île des Pins, 900 à la déportation en enceinte fortifiée à Ducos au nord de Nouméa et 300 au bagne sur l'île Nou. De 1872 à 1880, les déportés de la Commune en Nouvelle-Calédonie ont vu leur correspondance retenue par l'administration pénitentiaire. De leur incarcération à Versailles, des forts, des pontons et des îles de l'Atlantique jusqu'à leur détention en Nouvelle-Calédonie, les lettres étaient soumises à l'arbitraire des surveillants. Les familles n'étaient pas averties des disparitions, des grâces, et des retours. Les lettres étaient classées dans les dossiers des condamnés. C'est ainsi que certaines correspondances unilatérales se sont poursuivies des années durant sans que les intéressés en aient connaissance. L'auteur a consulté 2 500 dossiers de déportés aux archives d'Outre-mer à Aix-en-Provence, trouvé des centaines de lettres, principalement des demandes de nouvelles, et des missives d'amour, de chagrin et d'attente. Les déportés ne voulaient pas être oubliés. Il convenait que leur correspondance ne demeurât pas lettres mortes.

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