I. Le nord du Mexique. II. De la Nouvelle Orléans à la Havane

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H. Manceaux, 1889
 

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Page 25 - C'est à cette sécheresse exceptionnelle qu'il faut attribuer l'aridité du sol dans ce pays, comme aussi l'absence complète de maladies des voies respiratoires. On sait que l'organisme humain s'accommode admirablement bien de ce régime atmosphérique, qui le rend indemne des nombreuses affections pulmonaires dont nos pays brumeux et humides sont affligés. Lors du voyage dont je raconte les incidents l'air était d'une pureté telle, que les sommets des montagnes placés à plus de 25 lieues...
Page 89 - Mais cette apparence se modifie assez rapidement, au fur et à mesure que le soleil s'enfonce dans la mer, puis tout disparaît. Nous restons jusqu'au surlendemain sans voir la terre. Vers 7 heures du matin la côte de Floride apparaît au loin, et deux heures après nous sommes en vue de Cedar-Keys ; mais au moment d'entrer dans le port le capitaine donne brusquement l'ordre de stopper, le navire venant d'échouer sur le sable.
Page 123 - Vous le verrez toujours mis avec recherche, vêtu d'étoffes rares. Le Chinois besogneux a, par contre. la mine famélique, les membres décharnés ; et les pauvres vieux coolies qui sont encore esclaves, et que l'édilité emploie comme casseurs de pierre ou comme balayeurs de rues, tiennent plus du squelette que de l'être vivant. C'est bien d'eux que l'on pourrait dire, sans trop s'écarter de la vérité, qu'ils n'ont réellement que la peau sur les os. Pour tout vêtement, ils portent un méchant...
Page 94 - ... des arbres. Il ya partout profusion de petits palmiers et de pins très élevés. L'aspect du pays est fort beau et l'air très pur ; la vue du côté de la mer est surtout admirable : celle-ci est unie comme un miroir ; les nombreuses petites îles et les barques qui la couvrent en rendent le tableau très varié. Nous levons l'ancre à cinq heures et jusqu'au surlendemain matin longeons toute la côte de Floride.
Page 81 - Les malheureuses bêtes paraissaient affolées, et à chaque nouvelle tentative de les introduire dans les boxes qui leur avaient été préparés, elles s'échappaient des mains des hommes qui les conduisaient et couraient dans tous les sens en lançant de vigoureuses ruades. Parfois, au moment où elles allaient être presque toutes réunies sur le pont volant qui devait les conduire au vapeur, une...
Page 114 - C'est, il est vrai, leur seul bonheur ici-bas ; ils vivent ainsi continuellement dans une atmosphère d'espérance, toujours déçue après chaque tirage sans doute, mais renaissant bientôt par l'achat d'un nouveau billet. Les esclaves nourrissent l'espoir •^.*••s>••»• si îi •g. » .*;-!
Page 82 - C'était alors un sauve-qui-peut général parmi leurs gardiens. Avec beaucoup de patience, et grâce surtout à l'emploi de la ruse, on parvint à caser un à un jusqu'au dernier des 40 à 50 chevaux qui allaient faire avec nous le voyage de la Havane. Les passagers étaient en assez grand nombre sur le pont de l'Hutchinson, ce qui ne laissait pas que de m'étonner.
Page 130 - Cuba est vraiment l'Ëden ou le Paradis terrestre du fumeur. Je ne crois pas qu'il existe une autre ville au monde où l'on fume autant qu'à la Havane. Tous ses habitants ont constamment le cigare aux lèvres, et partout dans les rues, sur les places publiques et jusque sous le porche des maisons, on ne voit que marchands...
Page 120 - J'ai à peine besoin de dire qu'une visite à ce quartier est chose des plus intéressantes et qu'elle tient la curiosité sans cesse en éveil. Il ya là des auberges, des restaurants et des cabarets chinois ; de riches magasins et d'humbles boutiques, contenant tous les produits du Céleste-Empire ; des théâtres dont les acteurs sont des fils du Ciel ; des établissements aménagés spécialement pour les fumeurs d'opium ; des maisons de jeu, etc.
Page 93 - Cedar-Keys en particulier sont réputés très giboyeux ; les forêts qui couvrent cette région abondent en daims, et les marécages qui se trouvent dans le voisinage des côtes sont peuplés de canards sauvages. Cedar-Keys est un village de quelques centaines d'habitants, la plupart de couleur ; on y fait le commerce de bois de cèdre et de pin, de tortues, de poisson et d'éponges.

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