J. Sulkowski: mémoires historiques, politiques et militaires sur les révolutions de Pologne 1792, 1794, la campagne d'Italie 1796, 1797, l'expédition du Tyrol, et les campagnes d'Égypte 1798, 1799

Front Cover
A. Mesnier, 1832 - Poland - 183 pages
1 Review
 

What people are saying - Write a review

User Review - Flag as inappropriate

p. 90 : "Vers notre gauche, le combat fut plus vif. Le prince Charles s'y trouvait ; il voulait défendre le village de Gradizza, il eut même un succès momentané sur nos tirailleurs, mais la contenance des grenadiers l'arrêta. Peu après on le tourna ; alors, sans s'obstiner à une défense inutile, il abandonna le village et se retira à la faveur de la nuit." 

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 163 - ... gouvernement , alarmés par le tumulte et la confusion qui régnent dans la ville, se décident à prêter main-forte à la nouvelle municipalité. Les habitans de tout ordre s'arment, et le grand conseil, qui avait refusé d'employer la force pour réprimer les anarchistes , n'ose en faire usage contre les citoyens. Les nobles, dans cette crise, espérant conjurer l'orage et faire cesser un tumulte dont ils ne peuvent calculer les suites, croient devoir donner un chef aux habitans^ et ils choisissent...
Page 142 - Écrivez à votre compatriote que j'aime les Polonais, et que j'en fais grand cas ; que le partage de la Pologne est un acte d'iniquité qui ne peut se soutenir ; qu'après avoir terminé la guerre en Italie, j'irai moimême à la tête des Français pour forcer les Russes à restituer la Pologne ; mais...
Page 182 - ... les sables du désert. Ces Arabes m'ont paru être plus opulents que tous ceux que j'avais vus précédemment le long des rives du Nil. Il est vrai que mille ressources s'offrent ici à leur industrie : tantôt ils trafiquent avec le produit de leurs troupeaux, d'autres fois ils rançonnent...
Page 17 - Le roi , la loi, et la nation, trois forces qui pösent sans cesse l'une sur l'autre, equilibre difficile. La nation, sous le bouclier de la loi pense, parle, agit avec cette liberte qui convient ä des hommes. Le roi, en suivant ou en violant la loi, est approuve ou contredit, obei ou desobei, paisible ou agite.
Page 50 - Russe , sont tous à peu près le même homme ; il sort du collège déjà tout façonné pour la licence , c'est-à-dire pour la servitude. A vingt ans, un Polonois ne doit pas être un autre homme; il doit être un Polonois.
Page 164 - ... reste, et avec une intrépidité rare fond tout seul, le sabre à la main, sur les Esclavons : deux fois son fer se brise ; deux fois il s'arme aux dépens des assaillans ; il en tue cinq, en blesse deux et fait reculer le reste.
Page 165 - ... et ne faisait point d'apprêts pour recevoir les troupes. On soupçonna que ces délais masquaient des trames perfides. En effet six chaloupes canonnières barraient les débouchés de la Zuecca; elles étaient montées par des Rovigois , qui avaient refusé de recevoir garnison italienne, et qui s'entendaient avec les ouvriers de l'arsenal , entièrement dévoués aux nobles. Sous prétexte de vents contraires , on fit venir un transport chargé d'Esclavons : tout s'apprêtait pour une nouvelle...
Page 183 - Mamelouks, ménagent l'habitant, ne se servent de la violence qu'au défaut de la perfidie, et ne mettent aucune honte à fuir précipitamment le danger. Aussi, à notre arrivée, un de nos cavaliers en chassait plusieurs devant lui.
Page 182 - ... plusieurs cultivent la terre, et tous s'adonnent par goût à la branche la plus lucrative de leurs revenus , celle de piller tout ce qui est hors de l'arrondissement de leurs tribus. Leurs cabanes paraissent différentes de ces tentes basses où s'accroupissent les Arabes de Damanhoùr ; les parois de ces huttesci sont d'un fort tissu de joncs, et la tente, toujours spacieuse, ne couvre que le milieu. Dans l'intérieur, règne une sorte d'abondance , relative toutefois.
Page 177 - Matharée. (Ls. ) presque par-tout l'on rencontre de vastes enclos remplis d'acacias et de citronniers. Mais que l'on se garde bien de toute illusion , au tableau de ces bosquets : ni la verdure , ni les fleurs , ni les ruisseaux , n'égaient leurs alentours. Le pied de ces arbres si charmants dans nos contrées touche ici une argile gercée , et l'aspect d'une pauvreté hideuse les entoure. Mais si l'œil se réjouit en fixant , d'un côté , une végétation plus active , la réflexion détruit...

Bibliographic information