Relation complète de la campagne de Russie, en 1812

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Janet et Cotelle, 1820 - Napoleonic Wars, 1800-1815 - 446 pages
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Page 105 - ... refuge des infortunés échappés à l'incendie. Dans cette église, et tout près des autels, étaient des familles entières, couchées sur des haillons; d'un côté on voyait un vieillard expirant porter ses derniers regards vers le saint qu'il invoqua toute sa vie; de l'autre de pauvres innocens au berceau à qui une mère, flétrie par l'adversité, donnait à téter en les arrosant de ses larmes. »Au milieu de cette désolation, le passage de l'armée dans l'intérieur de la ville offrait...
Page 144 - Soldats! voilà la bataille que vous avez tant désirée ! Désormais la victoire dépend de vous ; elle nous est nécessaire , elle nous donnera l'abondance, de bons quartiers d'hiver et un prompt retour dans la patrie...
Page 23 - Elle nous place entre le déshonneur et la guerre : le choix ne saurait être douteux. Marchons donc en avant : passons le Niémen; portons la guerre sur son territoire. La seconde guerre de la Pologne sera glorieuse aux armées françaises, comme la première. Mais la paix que nous conclurons portera avec elle sa garantie et mettra un terme à la funeste influence que la Russie a exercée depuis cinquante ans sur les affaires de l'Europe*.
Page 213 - ... de cadavres, les soulevaient avec peine pour chercher à revoir la lumière. » Comment dépeindre le mouvement tumultueux qui s'éleva lorsque le pillage fut toléré dans toute l'étendue de cette ville immense ? Les soldats , les vivandiers , les forçats et les prostituées , courant les rues, pénétraient dans les palais déserts, et en arrachaient tout ce qui pouvait flatter leur cupidité. Les uns se couvraient d'étoffes...
Page 23 - ... aucune explication de son étrange conduite, que les aigles françaises n'aient repassé le Rhin, laissant par là nos alliés à sa discrétion. « La Russie est entraînée parla fatalité ! Ses destins doivent s'accomplir ! Nous croit-elle donc dégénérés ! Ne serions-nous donc plus les soldats d'Austerlitz?
Page 161 - ... couverte de morts et de blessés ; les intervalles entre ces monceaux de cadavres étaient remplis par des débris d'armes, de lances, de casques ou de cuirasses, et par des biscaïens aussi nombreux que des grêlons après un violent orage. Le plus effrayant à voir, était l'intérieur des ravins; presque tous les blessés, par un instinct naturel, s'y étaient traînés pour éviter de nouveaux coups; là, ces malheureux, entassés l'un sur l'autre et noyés dans le sang, poussaient des gémissements...
Page 30 - ... invoquant à notre secours le Tout-Puissant, témoin et défenseur de la vérité, qu'à opposer nos forces aux forces de l'ennemi. Il ne m'est pas nécessaire de rappeler aux commandants, aux chefs de corps et aux soldats leur devoir et leur bravoure. Le sang des valeureux Slavons coule dans leurs veines.
Page 275 - Pendant qu'on traversait ce champ de bataille, nous entendîmes de loin un malheureux qui appelait à son secours. Touchés par ses cris plaintifs, plusieurs s'approchèrent, et, à leur grand étonnement, virent étendu par terre un soldat français, ayant les deux jambes fracturées. « J'ai été blessé, dit-il, le jour de la grande bataille, et me trouvant dans un endroit écarté, personne n'a pu venir à mon secours. Pendant plus de deux mois, ajouta cet infortuné, me traînant aux bordsd'tm...
Page 56 - ... fait un jeu du sang de ses braves. Retournez chez * vous, .ou , si vous voulez, en attendant, un asile en «Russie, vous y oublierez les mots de conscription, .1 de levées , de ban.
Page 213 - ... galériens même cachèrent leurs haillons sous des habits de cour. Le reste, allant en foule dans les caves, enfonçait les portes, et, après s'être enivré des vins les plus précieux, emportait d'un pas chancelant son immense butin. » Cet affreux saccage ne se borna point aux seules maisons abandonnées; les malheurs de la ville et l'avidité de la populace les firent toutes confondre, et facilitèrent aux pillards des dévastations aussi grandes que celles de l'incendie.

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