L'artillerie française au XVIIIe siècle

Front Cover
Berger-Levrault, 1906 - 150 pages
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 155 - This book is a preservation photocopy. It was produced on Hammermill Laser Print natural white, a 60 # book weight acid-free archival paper which meets the requirements of ANSI/NISO Z39.48-1992 (permanence of paper) Preservation photocopying and binding by Acme Bookbinding Charlestown, Massachusetts CD 1995 The borrower must return this item on or before the last date stamped below.
Page 143 - Au contraire, la même quantité de pièces dispersées est plus propre à irriter l'ennemi qu'à le détruire. L'objet de l'artillerie, enfin, ne doit point être de tuer des hommes sur la totalité du front de l'ennemi ; il doit être de renverser, de détruire les parties de ce front, soit vers les points où il peut venir attaquer le plus avantageusement , soit vers ceux où il peut être attaqué avec le plus d'avantage.
Page 86 - Coudray, c'est une précision extrême dans les proportions de toutes les parties qui les composent, un assemblage exact et une uniformité rigoureuse qui en est la suite. « On sait quel a été à cet égard l'état des constructions de l'artillerie jusqu'aux mutations dont nous parlons. On sait que chaque arsenal avait ses proportions particulières que les officiers qui y étaient employés se transmettaient héréditairement. « La voie même du charroi d'un département d'artillerie était...
Page 140 - ... soit, en faisant le plus de mal possible à l'ennemi, de donner la plus gi ande protection possible aux troupes pour lesquelles elles agissent. Les troupes et l'artillerie étant unies ensemble par une protection réciproque, il faut que, pour tirer le parti le plus utile des machines qui sont sous sa conduite, l'officier d'artillerie connaisse la tactique des troupes, sinon les détails intérieurs de cette tactique, au moins le résultat des principaux mouvemens, les changemens qu'ils apportent...
Page 149 - ... au soldat qui ignore tout cela , qui ne réfléchit pas, de vouloir que le canon tire toujours; mais est-il pardonable aux officiers d'avoir assez peu de connaissance des détails pour joindre leurs cris aux murmures du soldat. On ne doit pas abandonner mal à propos de l'artillerie , ni craindre mal à propos de la perdre. Cette maxime est si importante , si faussement étendue. si peu mise en pratique, qu'elle a besoin d'être développée. Il faut que les troupes contractent l'habitude de...
Page 140 - Elle est faite pour les appuyer, pour les soutenir, pour prendre des revers et des prolongemens sur les lignes qu'elles occupent. Elle doit, dans un ordre de bataille, occuper les saillans , les points qui font contrefort, les parties faibles , ou par le nombre , ou par l'espèce des troupes , ou par la nature du terrain. Elle doit éloigner l'ennemi , le tenir en échec , l'empêcher de déboucher. L'artillerie, bien employée relativement à ces...
Page 140 - ... de grosses batteries ; on bat , non des points déterminés, mais des espaces, des débouchés ; on fait usage du ricochet, on prend des prolongemens; on s'attache uniquement à porter ses mobiles dans le plan vertical de l'ordonnance ennemie; on remplit, non le petit objet de démonter un canon ou de tuer quelques hommes ; mais le grand objet, l'objet décisif, qui doit être de couvrir, de traverser de feux le terrain qu'occupé l'ennemi et celui par lequel l'ennemi voudrait s'avancer. L'artillerie...
Page 115 - LE JOUR D'UNE BATAILLE Lorsque le Général de l'Artillerie et ses Lieutenants, ont fait les dispositions pour le Canon qui doit être aux atles, ou dans le Centre de l'Année, chacun des Commissaires qui commandent des Brigades de Canon, prendra les Ordres du Lieutenant qui commandera du côté où sa Briijade doit aller, et marchera à son poste.
Page 143 - Il convient seulement de réunir sur le même objet plusieurs bat', i ir- peu distantes l'une de l'autre, et il faut y joindre l'attention , si le terrain le permet, de ne pas placer ses batteries sur la même ligne, afin que, si l'ennemi peut se ménager des prolongemens sur elles, ces prolongemens ne traversent pas toutes les batteries à la fois. Les pièces de chaque batterie doivent conserver un espace assez considérable entre elles pour manœuvrer avec aisance et ne donner que peu de prise....
Page 149 - ... à n'abandonner ses pièces que quand l'ennemi est, pour ainsi dire, dans sa batterie, puisque c'est l'exécution de ses dernières décharges qui est la plus terrible ; il faut qu'elle attache son point d'honneur, non à conserver ses machines, qui ne sont au bout...

Bibliographic information