Rècit historique sur la restauration de la royauté en France, le 31 mars 1814

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Chez Berthoud et Weathley, 1815 - History - 239 pages
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Page 76 - ... loin par lui , attendant depuis six mois un mot d'explication sur ses intentions et sur leur sort, ne pouvaient parvenir jusqu'à cet invisible causeur. Je ne quitterai pas Dresde avant d'avoir épuisé les observations que j'y fis pendant mon séjour. On pourrait appliquer, au séjour de l'Empereur à Dresde , ce que Phèdre dit d'Hippolyte : Même aux pieds des autels que je faisais fumer, J'offrais tout à ce Dieu. En effet, Napoléon était le dieu de Dresde, le roi entre tous les rois qui...
Page 35 - En novembre 1811, dans un accès de verve, il dit à de Pradt : « Dans cinq ans je serai le maître du monde; il ne reste que la Russie, mais je l'écraserai....
Page 226 - Bug; et comme j'ajoutai à son nom une épithète honorable que je croyais lui être due, il me regarda fixement; je m'arrêtai : « Eh bien! « ce prince, » en répétant mon mot : « Continuez. » Je m'aperçus que j'avais déplu. Peu de temps après il me congédia en me recommandant de lui amener, après son dîner, le comte Stanislas Potocki et le ministre des finances ', que je lui désignais comme les deux membres les plus accrédités du Conseil. « Cet entretien avait duré à peu près...
Page 229 - Nos chevaux normands sont moins durs « que les Russes : ils ne résistent pas passé neuf « degrés de glace; de même des hommes : « allez voir les Bavarois , il n'en reste pas un. « Peut-être dira-t-on que je suis resté trop
Page 229 - Cet archi» duc avait cru m'arrêter ; il a public je ne » sais quoi; mon armée avait déjà fait une » lieue et demie en avant; je ne lui avais » pas fait l'honneur de faire des dispositions, » et on sait ce que c'est quand j'en suis là. » Je ne puis pas empêcher que le Danube »> grossisse de seize pieds dans une nuit. Ah ! ».' sans cela , la monarchie autrichienne était » finie ; mais il était écrit au ciel que je de» vais épouser une archiduchesse.
Page 227 - Sur les protestations réitérées de ces messieurs de la satisfaction qu'ils éprouvaient à le voir sain et sauf après tant de dangers : « Dangers! pas » le moindre. Je vis dans l'agitation ; plus je » tracasse , mieux je vaux. Il n'ya que les » rois fainéans qui engraissent dans les pa» lais ; moi , c'est à cheval et dans les camps.
Page 230 - m'ont suivi ; ah ! ce sont de bons sujets ; ils me « retrouveront. » Alors il se jeta dans toutes sortes de divagations' sur la levée de ce corps de cosaques, qui, à l'entendre, devait arrêter cette armée russe , devant laquelle trois cent mille Français venaient de fondre. Les ministres eurent beau insister sur l'état de*leur pays, il n'en démordit pas. Jusque-là, j'avais cru devoir leur laisser le champ libre. Je ne me permis de me mêler à" la conversation que Jorsqu'il s'agit de l'apitoyer...
Page 69 - L'Espagne me coûte bien cher; » sans elle je serais le maître de l'Europe. » Quand cela sera fait , mon fils n'aura » qu'à s'y tenir $ il ne faudra pas être bien » fin pour cela. Allez voir Maret.
Page 230 - L'empereur Alexandre est aimé. Ils •» ont des nuées de cosaques. C'est quelque » chose que cette nation ! Les paysans de » la couronne aiment leur gouvernement, » La noblesse est montée à cheval. On m'a » proposé d'affranchir les esclaves ; je n'en » ai pas voulu, ils auraient tout massacré : <
Page 228 - qu'à la tête de mon armée. Tout ce qui » arrive n'est rien : c'est un malheur; c'est • l'effet du climat ; l'ennemi n'y est pour » 'rien, je l'ai battu par-tout. On voulait me » couper à la Bérésina : je me moquais de » cet imbéciîle d'amiral (il ne put jamais ar» ticulerson nom). J'avais de bonnes troupes » et du canon ; la position était superbe : » mille cinq cents toises de marais , une ri

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