Journal de la campagne de Russie en 1812

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Galliot, 1850 - Napoleonic Wars, 1800-1815 - 200 pages
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Page 41 - Smolensk, et que la postérité la plus reculée cite avec orgueil votre conduite dans cette journée ; que l'on dise de vous : « II était à cette grande bataille
Page 40 - Dieu va combattre son en« nemi avec l'épée de Michel , et avant que le soleil de « demain ait disparu , vous aurez écrit votre foi et « votre fidélité dans les champs de votre patrie , avec « le sang de l'agresseur et de ses légions...
Page 162 - ... pénétrer sans obstacle dans la ville, quand le maréchal parut sur le rempart. Son absence avait pensé nous perdre; sa présence suffit pour tout réparer. Il prit lui-même un fusil, les troupes revinrent à leur poste, le combat se rétablit et se soutint jusqu'à l'entrée de la nuit, que commença la retraite. Ainsi ce dernier succès fut dû à la bravoure personnelle du maréchal, qui défendit lui-même en soldat la position qu'il mettait tant de prix à conserver. Je n'appris qu'ensuite...
Page 65 - ... la paix ou qu'on se retirât. Mais l'empereur ne voulait rien voir ni rien entendre ; en réponse à leurs réclamations, les généraux recevaient de l'état-major les ordres les plus extraordinaires. Tantôt il fallait rétablir l'ordre dans Moscou et protéger les paysans qui apporteraient des vivres au marché, tandis que tous les environs étaient ravagés et les paysans armés contre nous; tantôt il s'agissait d'acheter 10,000 chevaux, dans un pays où il n'y avait plus ni chevaux ni habitants...
Page 40 - Voilà la bataille que vous 'avez tant désirée ! Désormais la « victoire dépend de vous : elle nous est nécessaire ; elle nous « donnera l'abondance, de bons quartiers d'hiver et un prompt
Page 112 - Mais nous avions parcouru le bois dans des directions si diverses, que nous ne pouvions plus reconnaître notre chemin ; les feux que l'on voyait allumés de différents côtés servaient encore à nous égarer. Les officiers de mon régiment furent consultés, et l'on suivit la direction que le plus grand nombre d'entre eux indiqua. Je n'entreprendrai point de peindre tout ce que nous eûmes à souffrir pendant cette nuit cruelle. Je n'avais pas plus de 100 hommes, et nous nous trouvions à plus...
Page 165 - ... suivre; l'autre, que j'aimais particulièrement, disparut peu après. Mon cœur était déchiré , j'attendais que la mort vînt me rejoindre à mes malheureux compagnons , et je l'aurais peut-être désirée sans tous les liens qui, à cette époque, m'attachaient encore à la vie. Le maréchal Ney parut alors et ne témoigna pas la moindre inquiétude d'une situation si désespérée. Sa détermination prompte nous sauva encore et pour la dernière fois. Il se décida à descendre le Niémen...
Page 113 - J'eus besoin de toute mon autorité pour maintenir l'ordre dans la marche et pour empêcher chacun de quitter son rang. Un officier osa même faire entendre que nous serions peut-être forcés de nous rendre. Je le réprimandai à haute voix, et d'autant plus sévèrement que c'était un officier de mérite , ce qui rendait la leçon plus frappante. Enfin , après plus d'une heure, nous sortîmes du bois et nous trouvâmes le Dnieper à notre gauche.
Page 162 - Ney, ayant pris ces dispositions, avait été se reposer dans son logement; à peine était-il parti, que l'affaire s'engagea. Les premiers coups de canon des Russes démontèrent une de nos pièces ; l'infanterie prit la fuite, les canonniers allaient la suivre. Bientôt les Cosaques pouvaient pénétrer sans obstacle dans la ville, quand le maréchal parut sur le rempart. Son absence avait pensé nous perdre ; sa présence suffit pour tout réparer. Il prit lui-même un fusil, les troupes revinrent...
Page 6 - C'était peu que l'obligation pour les habitants de nourrir leurs hôtes suivant l'usage constamment établi pendant notre séjour en Allemagne ; on leur enlevait encore leurs bestiaux; on mettait en réquisition les chevaux et les voitures, que l'on gardait au moins jusqu'à ce que l'on en trouvât d'autres pour les remplacer. J'ai rencontré souvent des paysans à cinquante lieues de leurs villages, conduisant les bagages d'un régiment, et ces pauvres gens finissaient par se trouver heureux de...

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