Histoire des grands Capitaines de la France: pendant la Guerre de la Liberté de 1792 à 1802, Volume 1

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1820
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Page 40 - Lorsque deux factions divisent un empire, Chacun suit au hasard la meilleure ou la pire. Suivant l'occasion ou la nécessité Qui l'emporte vers l'un ou vers l'autre côté. Le plus juste parti, difficile à connaître. Nous laisse en liberté de nous choisir un maître; Mais, quand ce choix est fait, on ne s'en dédit plus.
Page 378 - Dorfling fut fait feld-maréchal, et remplit l'idée qu'on doit se former d'un homme, qui de l'état de soldat parvient au généralat. Une fortune si considérable excita la jalousie des cœurs sans élévation. Il y eut des hommes assez bas pour dire que Dorfling pour être devenu grand seigneur, n'avait pas perdu l'air de son premier état. Oui...
Page 48 - M. d'Assas, capitaine au régiment d'Auvergne. A peine cet officier at-il fait quelques pas, que des grenadiers ennemis, en embuscade, l'environnent et le saisissent à peu de distance de son régiment. Ils lui présentent la baïonnette, et lui disent que s'il fait du bruit il est mort.
Page 244 - ... d'hommes effrénés qui veulent alternativement ou les dicter ou les braver; des soldats sans discipline, des chefs sans autorité, des ministres sans moyens ; un roi, le premier ami de son peuple, plongé dans l'amertume, outragé, menacé, dépouillé de toute autorité, et la puissance publique n'existant plus que dans les clubs, où des hommes ignorants et grossiers osent prononcer sur toutes les questions politiques.
Page 356 - Blankestein et de Barco , qui avaient le plus fait la guerre contre lui, voulurent le voir. Marceau sentait que son dernier moment approchait ; il leur parla avec cette douceur qui lui était naturelle. Les chirurgiens élargirent sa plaie; il souffrit avec le courage le plus calme : il parla à ses amis de sa mort comme d'un moment heureux ; il les consolait lui-même. Cependant ses douleurs redoublent, et le sommeil n'entre plus dans ses yeux enflammés.
Page 362 - Prends, lui dit-il , une compagnie de grenadiers; arrête l'ennemi devant ce ravin ; tu te feras tuer , et tu sauveras tes camarades. — Oui , mon général , répond l'officier , qui reçoit et qui exécute l'ordre de se faire tuer comme si c'eût été celui de franchir le ravin.
Page 245 - Si l'on repousse la liberté , c'est qu'on ne l'nppercoit que sous un voile ensanglanté. Quand pour la première fois les peuples se prosternèrent devant le soleil qu'ils appelèrent le père de la nature , croyezvous qu'il s'enveloppa des nuages qui portent la tempête.
Page 369 - Jeune homme, lui dit-il , allez vous faire casser la télé en défendant ce passage, que vous voyez, avec votre cavalerie ; c'est ainsi qu'il vous est permis de mourir. Il appelle le chef des pontonniers : Combien de temps vous faut-il pour jeter un ponû — Vingt-quatre heures sont nécessaires, — Je vous en 'donne trente , et vous m'en répondez sur votre, tête.
Page 83 - ... le général, que le sort de la république ne dépend pas d'un homme. Je vous déclare d'ailleurs que la république est un titre que nous ne pouvons pas nous attribuer : elle n'existe pas ; nous sommes dans une parfaite anarchie. Je vous jure que je ne cherche pas à éluder un jugement. Je vous promets sur ma parole d'honneur (et les militaires y sont fidèles) que, dès que la nation aura un gouvernement et des lois, je rendrai un compte exact de ma conduite et de mes motifs; je demanderai...
Page 378 - Comme il fallait passer l'Elbe dans un bac, et qu'il n'avait pas de quoi payer, le passage lui fut refusé. Piqué de cet affront, il dédaigna un métier qu'il en crut la cause, jeta son havresac dans le fleuve et se fit soldat. Il marcha à pas 'de géant dans cette carrière. Il eut bientôt l'estime de ses camarades, ensuite de ses officiers et enfin de l'Electeur, son maître.

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