Historique du 16e régiment d'Infanterie

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Baudoin, 1888 - 195 pages
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Popular passages

Page 141 - ... avait été des plus calmes, et le matin les reconnaissances poussées en avant des lignes ne signalèrent aucun mouvement de l'ennemi, qui s'était évidemment décidé à la défensive, et nous attendait sur les positions qu'il avait choisies et préparées. A huit heures les corps s'ébranlèrent; la marche en avant commença avec un ordre et une régularité qui donnaient bon espoir pour la fin de la journée. Le temps quoique sombre était favorable ; la température était douce , et comme...
Page 105 - L'embarquement des régiments emmenés par le chef égyptien avait été terminé le 4 octobre; le fils de Mohammed-Ali accompagnait le dernier convoi; immédiatement après sou départ, le général Maison somma les commandants turcs de se rendre. « La Porte n'est en guerre ni avec les Français ni avec les Anglais, répondirent unanimement les officiers du Sultan; nous ne commettrons aucun acte d'hostilité, mais nous n'ouvrirons pas nos portes. » Aucun d'eux, en effet, ne les ouvrit. Par un...
Page 106 - Navarin, et la citadelle de Navarin elle-même qu'ils avaient reconstruite ¡ seront des monumens durables de leur présence bienfaisante dans un pays à la délivrance duquel la France a eu une part si grande et si glorieuse.
Page 58 - Français s'obstinent à reprendre le terrain qu'ils ont perdu, les Autrichiens mettent de l'acharnement à le garder. Le village devient non pas un seul champ de bataille, mais le théâtre de mille petits combats sanglants et opiniâtres. Chaque rue, chaque maison, chaque grange voit une scène de carnage; les charrues, les chariots, les herses, les fléaux, les fourches, les haches sont employés, soit pour se couvrir et se retrancher, soit pour détruire l'ennemi concurremment avec le fusil et...
Page 38 - L'artillerie des redoutes, plusieurs pièces de campagne avec leurs caissons, et trois ou quatre drapeaux demeurèrent en notre pouvoir. Ainsi se termina la bataille de Neuwied, dans laquelle se sont distingués, par leur sang-froid et l'habileté de leurs manœuvres, tous les officiers supérieurs, et notamment les chefs de brigade Merlin, du 4e...
Page 58 - L'ennemi est repoussé mais il revient à la charge ; étant très supérieur en nombre, il parvient à se rendre maître de la tête du village. Les Français s'obstinent à reprendre le terrain qu'ils ont perdu, les Autrichiens mettent de l'acharnement à le garder. Le village devient non pas un seul champ de bataille, mais le théâtre de mille petits combats sanglants et opiniâtres. Chaque rue, chaque maison, chaque grange voit une scène de carnage; les charrues, les chariots, les herses, les...
Page 37 - Dans cette campagne, féconde en événement dignes d'occuper la mémoire des hommes , le" sol de la République fut délivré ; les phalanges françaises atteignirent les bords du Rhin , et ne s'arrêtèrent qu'après avoir conquis la Hollande.
Page 53 - J'aurais voulu faire un service plus actif, qu'il m'eût été permis de parcourir notre vaisseau , et de manœuvrer un canon. Bientôt mes vœux furent exaucés. Nos gabiers d'artimon avaient été tués; deux matelots , et quatre soldats dont je faisais partie , reçurent ordre de les remplacer dans la hune.
Page 54 - Sur l'arrière du vaisseau anglais, était un officier couvert de décorations , et n'ayant qu'un bras. D'après ce que j'avais entendu dire de Nelson , je ne doutai pas que ce fût lui. Il était entouré de plusieurs officiers auxquels il paraissait donner des ordres. A l'instant même où je l'aperçus, plusieurs marins tombèrent auprès de lui , atteints par les boulets du Redoutable. Ne recevant pas l'ordre de descendre et me voyant oublié dans la hune , je crus de mon devoir...
Page 151 - ... à coup, une épaisse couche de neige couvrait la campagne, et nos hommes peu couverts, manquant de vivres, souffraient beaucoup, mais toujours sans se plaindre. Les trains s'arrêtaient fréquemment, mais on ne savait jamais pour quelle durée. Les hommes descendaient, allumaient du feu, essayaient de faire un peu de soupe ou de café pour se réchauffer, mais presque toujours il fallait renverser la marmite, pour remonter en voiture et repartir.

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