Toulon

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A. Colin, 1899
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Popular passages

Page 162 - Decius que de l'imiter ; ils se sont aujourd'hui rendus coupables du plus grand de tous les crimes, ils ont par leur conduite justifié leur décret..,. Le sang qu'ils ont fait répandre a effacé les vrais services qu'ils avaient rendus. >> LE FABRICANT DE MONTPELLIER...
Page 249 - Muiron est mort à mes côtés sur le champ de bataille d'Arcole. Vous avez perdu un mari qui vous était cher, j'ai perdu un ami auquel j'étais depuis longtemps attaché ; mais la patrie perd plus que nous deux en perdant un officier distingué autant par ses talents que par son rare courage. Si je puis vous être bon à quelque chose, à vous ou à son enfant, je vous prie de compter entièrement sur moi.
Page 222 - Si vous étiez capables d'une telle bassesse, il ne faudrait pas laisser pierre sur pierre dans votre superbe cité, il faudrait que d'ici à un mois le voyageur, passant sur vos ruines, vous crût détruits depuis cent ans. LE MILITAIRE Croyez-moi, Marseillais, secouez le joug du petit nombre de scélérats qui vous conduisent à la contre-révolution; rétablissez vos autorités constituées; acceptez la Constitution; rendez la liberté aux...
Page 166 - France, celle qui a le plus mérité des patriotes; mais l'on vous a dit aussi que vous traverseriez la France, que vous donneriez le ton à la République, et vos premiers pas ont été des échecs; l'on vous a dit qu'Avignon pouvait résister longtemps à...
Page 1 - État libre, c'est un homme dangereux Il me semble bien penché à être tyran, et je crois qu'il le serait bien s'il fût roi, et que son nom serait pour la postérité et pour le patriote sensible un nom d'horreur.
Page 162 - Il est vrai que vous m'avez rappelé un fait, c'est celui de l'isle, je ne le justifie pas, mais je l'explique. Les l'Islois ont tué le trompette qu'on leur avait envoyé ; ils ont résisté sans espérance de succès ; ils ont été pris d'assaut ; le soldat est entré au milieu du feu et des morts, il n'a plus été possible de le contenir : l'indignation a fait le reste. Ces soldats que vous appelez brigands, sont nos meilleures troupes, et nos bataillons les plus disciplinés, leur réputation...
Page 166 - ... vos meneurs et méfiezvous de leurs calculs. Le plus dangereux conseiller, c'est l'amourpropre; vous êtes naturellement vifs, l'on vous conduit à votre perte par le même moyen qui a ruiné tant de peuples, en exaltant votre vanité; vous avez des richesses et une population considérables; l'on vous les exagère; vous avez rendu des services éclatants à la liberté, l'on vous les rappelle sans faire attention que le génie de la République était avec vous alors, au lieu qu'il vous abandonne...
Page 166 - ... mais ce fait est-il vrai? Je m'en méfie, car vous savez que l'on ne croit plus au viol aujourd'hui . . . LE MARSEILLAIS Oui, plutôt que de nous soumettre à de pareilles gens, nous nous porterons à la dernière extrémité, nous nous donnerons aux ennemis, nous appellerons les Espagnols; il n'ya point de peuple dont le caractère soit moins compatible avec le nôtre; il n'y en a point de plus haïssable.
Page 87 - Monsieur le commissaire, lui dit-il, j'ai bien réfléchi sur notre situation; on veut faire ici des folies; la Convention a sans doute commis un grand crime, et je le déplore plus que personne; mais la Corse, quoi qu'il arrive, doit toujours être unie à la France; elle ne peut avoir d'existence qu'à cette condition; moi et les miens nous défendrons, je vous en avertis, la cause de l'union. » On assure que Paoli dit de lui : « Vous voyez ce petit homme! eh bien, il ya en lui deux Marius et...
Page 162 - Brissot, Barbaroux aussi étaient scélérats lorsqu'ils étaient purs; l'apanage des bons sera d'être toujours mal famés chez le méchant. Il vous semble qu'ils ne gardent aucune mesure avec vous; et au contraire, ils vous traitent en enfants égarés...

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